Diapositive 1 - WordPress.com

Diapositive 1 - WordPress.com

En mode diaporama, dans le coin infrieur gauche de la diapositive, cliquez sur la flche droite pour passer la diapositive suivante, ou (ensuite) sur la flche gauche pour revenir la diapositive prcdente. Photo provenant de la vido de NOVA, Lifes greatest miracle, The first Les gamtes paternel et maternel sont unis, les 23 chromosomes paternels et les 23 chromosomes maternels se rapprochent Photo provenant de la vido de NOVA, Lifes greatest miracle, The first two La premire cellule dun nouvel tre humain Photo provenant de la vido de NOVA, Lifes greatest miracle, The first two

Les deux premires cellules Photo provenant de la vido de NOVA, Lifes greatest miracle, The first two Discours du Saint-Pre Jean-Paul II aux Membres de l'Acadmie pontificale pour la vie, 24 fvrier 1998, chapitre 4 Il genoma appare come l'elemento strutturante e costruttivo del corpo nelle sue caratteristiche sia individuali che ereditarie: esso segna e condiziona l'appartenenza alla specie umana, il legame ereditario e le note biologiche e somatiche dell'individualit. La sua influenza nella struttura dell'essere corporeo determinante dal primo albore del concepimento fino alla morte naturale. E' in base a questa interna verit del genoma, gi presente nel momento della procreazione in cui i patrimoni genetici del padre e della madre si uniscono, che la Chiesa s' assunta il compito di difendere la dignit umana di ogni individuo fin dal primo suo sorgere. L'approfondimento antropologico, infatti, porta a riconoscere che, in forza dell'unit sostanziale del corpo con lo spirito, il genoma umano non ha soltanto un significato biologico; esso portatore di una dignit antropologica, che ha il suo fondamento nell'anima spirituale che lo pervade e lo vivifica. La conjonction des gamtes paternel et maternel produisant le BENOT XVI, Anglus du dimanche 7 juin 2009, Solennit de la Trs Sainte Trinit

Aujourd'hui, nous contemplons la Trs Sainte Trinit telle que Jsus nous l'a fait connatre. Il nous a rvl que Dieu est amour "non dans l'unit d'une seule personne, mais dans la Trinit d'une seule substance" (Prface) : il est Crateur et Pre misricordieux ; il est Fils Unique, Sagesse ternelle incarne, mort et ressuscit pour nous ; il est enfin Esprit Saint qui conduit tout, l'univers et l'histoire, vers la pleine rcapitulation finale. Trois Personnes qui sont un seul Dieu parce que le Pre est amour, le Fils est amour, l'Esprit est amour. Dieu est tout et uniquement amour, amour trs pur, infini et ternel. Il ne vit pas dans une splendide solitude, mais il est plutt source intarissable de vie qui se donne et se transmet sans cesse. Nous pouvons dans une certaine mesure le deviner en observant aussi bien le macro-univers : notre terre, les plantes, les toiles, les galaxies ; que le micro-univers : les cellules, les atomes, les particules lmentaires. Sur tout ce qui existe est en quelque sorte imprim le "nom" de la Trs Sainte Trinit, car tout l'tre, jusqu' la dernire particule, est tre en relation, et ainsi transparat le Dieu-relation, et en dfinitive l'Amour crateur. Tout provient de l'amour, tend vers l'amour et avance pouss par l'amour, naturellement avec des degrs divers de "O Seigneur, notre Seigneur, qu'il est puissant ton nom par toute la terre !" (Ps 8, 2) s'exclame le psalmiste. En parlant du "nom", la Bible indique Dieu lui-mme, son identit la plus authentique ; une identit qui resplendit sur toute la cration, o chaque tre, en vertu du fait mme de s'y trouver et du "tissu" dont il est fait, fait rfrence un Principe transcendant, la Vie ternelle et infinie qui se donne, en un mot : l'Amour. "C'est en [lui] en effet que nous avons la vie - dit saint Paul dans l'Aropage d'Athnes -, le mouvement et l'tre" (cf. Ac 17, 28). La preuve la plus loquente que nous sommes faits

l'image de la Trinit est la suivante : seul l'amour nous rend heureux, car nous vivons en relation, et nous vivons pour aimer et tre aims. Reprenant une analogie suggre par la biologie, nous pourrions dire que l'tre humain porte dans son propre gnome l'empreinte profonde de la Trinit, Interview du Pre Patrick N. par le Docteur Labaki transmise par Radio Esprance, juin 2009 Le Pape Benot XVI a fait un sermon pour le dimanche de la Trs Sainte Trinit, et vous faites allusion ce sermon : il a parl de la Trs Sainte Trinit, trois Personnes, une seule nature, une seule vie, et dun seul coup, au milieu de son discours, apparat comme, si lon peut dire, des cheveux sur la soupe, mais cest la manire extraordinaire du Pape Benot XVI, son intelligence tout fait remarquable, pour dire de manire extrmement simple, aussi important que le mystre de la Trs Sainte Trinit, la Prsence cratrice de Dieu ds le dpart. Il dit dun seul coup que la Trs Sainte Trinit imprime son image et sa ressemblance vivantes dans ltre humain lorsquElle le cre, il dit (jessaie de citer de mmoire) que lanalogie biologique (et la biologie na pourtant rien voir avec la Trs Sainte Trinit), lanalogie biologique sur le gnome nous donne la preuve de cette animation vivante de limage de la Trs Sainte Trinit dans ltre humain cr par Dieu.

Ce qui est important, cest que cest la premire fois que le Pape Benot XVI parle du gnome comme tant anim et vivifi de manire vivante et relle par limage vivante de la Trs Sainte Cest le gnome qui porte prcisment cette espce dextraordinaire trinit sponsale du pre et de la mre qui disparaissent dans lunit sponsale ontologique des deux, ces trois disparaissant pour la cration en un du gnome, et cest pour cela que cest limage de la Trs Sainte Trinit : trois en un, un en trois. Et quand il dit cette phrase, il reprend une autre phrase qui a t une vritable rvolution copernicienne de la pense dans lEglise chrtienne sur la question de lorigine de lhomme, et qui date du 24 fvrier 1998. Ctait son prdcesseur, Karol Wojtila, de trs glorieuse mmoire, qui a dit ce jour-l, dans un discours lAcadmie Pontificale pour la Vie, que cest au moment o le patrimoine gntique de lhomme et de la femme se conjoignent que se constitue un gnome. Et ce gnome (la phrase prcdente disait que lme spirituelle tait cre par Dieu) est revtu, envelopp, dune dignit anthropologique ontologique qui trouve son fondement dans lme spirituelle cre par Dieu qui imprgne et vivifie, anime ce gnome. Ce jour-l, le Pape Jean-Paul II a indiqu linstant, le milliardime de seconde exact o Dieu apparat du dedans de sa Prsence cratrice dans le temps de lhumanit pour crer, et il a indiqu o est le fameux Sanctuaire du Pre, de la Paternit de Dieu. Il a indiqu pour la premire fois la cl de la lecture exgtique, si je puis dire, par le Magistre de lEglise, de la fameuse prophtie de lAnge Gabriel sur le Temple, le Saint des Saints rserv Dieu seul dans lunivers, o Il apparat pour crer, bnir et donner la Pre Patrick

Approche ontologique sur lorigine de la vie humaine Sur http://catholiquedu.free.fr/ZIPA.htm (13 Bibliothque et nouveauts, anne 2011, Textes thmatiques sur lanimation immdiate, en 8 parties) Proposition pour une production dans lEglise catholique (crite sous forme de rsum des affirmations expliciter et rfrencer) Thmatique : de lenseignement thique lapproche ontologique sur lorigine de la vie humaine 1- La sponsalit, premier lment du principe ontologique pour tablir le poids ontologique de lunit sponsale qui prdispose lintervention cratrice de Dieu 2- Humanit intgrale, communion des personnes, image et ressemblance de Dieu appelant linstant et la gratuit de la procration But de ces deux chapitres : tablir la ralit de lexistence du poids ontologique de lunit sponsale, comme de la constatation de son support corporel : lintention procratrice de la rencontre des chromosomes paternels et maternels, jusque dans le zygote, avant la mise en place de lunit biologique du nouveau gnome. Dans le Principe, Dieu cra lHomme son Image et sa Ressemblance (Gense 1, 26) Rappel de ce thme : au Concile : Gaudium et Spes (7 dcembre 1965), - dans les Discours pontificaux : Pie XII, 1948, 1951, 1958, Jean XIII, 1959, Paul VI, 20 septembre1963 et 9 octobre 1968 - et les Encycliques :

Humani Generis de Pie XII (12 aot 1950), Humanae Vitae de Paul VI (25 juillet 1968), Redemptor Hominis de Jean Paul II (4 mars 1979) jusqu Evangelium Vitae (25 mars 1995) - La Nouveaut de lenseignement de ce texte : Il ne se contente plus seulement dune simple affirmation thique, il cherche tablir une affirmation ontologique et spculative solide sinon dfinitive. 1- Lorigine ontologique du ct de lhomme : lunit sponsale 1-1 Paternit et filiation en lhomme soriginent dans la signification sponsale du corps de lhomme. 1-2 Llment rvl le plus profond de la dimension ontologique de lhomme : Image et Ressemblance de Dieu, dvoile, autant et plus que lexercice des puissances spirituelles de lme humaine, son existence comme Personne dans un corps diffrenci sexuellement. 1-3 Le corps spirituel de ltre humain, rvlation du Mystre de Communion des Personnes divines, en la signification sponsale de ce mme corps. 1-4 Dieu cra lHomme Son Image, Son Image Il le cra, Masculin et Fminin Il le cra Ds le dpart, Dieu cre ltre humain la rencontre dune vie de Communion dimension ontologique de personnes humaines et de Sa propre vie de Communion de Personnes divines 1-5 Cette analogie rvle de limage et ressemblance de Dieu dans lhomme est une analogie propre donner la signification la plus profonde de la nature et de la finalit temporelle et ternelle de lhomme, tandis quelle intgre le signe de la diffrenciation sexuelle du corps et de sa vivante signification sponsale 2- Lorigine ontologique sous laspect de la procration et du cot de Dieu : Reprise des diverses conclusions tires de lenseignement du Magistre ordinaire sur la Sponsalit 2-1 Si nous voulons dterminer ltre commenant de lenfant de lhomme dans un regard qui dpasse et transcende lapproche thique, nous voulons lclairer par les rcits bibliques de la Cration, o trois fondements significatifs se rvlent entrer en jeu au plus haut point pour dterminer et rvler lexistence immortelle et ontologique

dune nouvelle existence cre : lunit sponsale, le rapport entre gnrations (paternit, maternit, et filiation), et lIntervention cratrice immdiate de Dieu en ce qui advient dimmortel en lui : la cration dun esprit vivant personnel. 2-2 Lapproche moderne du statut de lenfant commenant se ramne le considrer dans ses relations : nous voici donc appels faire mmoire des relations qui font quil vient exister (relation Dieu, relation soi-mme, relation au cur de la signification sponsale lautre, relation la cration et au cosmos). 2-3 Lenseignement rvl du livre de la Gense indique que ltre commenant de lenfant apparat sur lautel de lunit sponsale lorsque Dieu transforme cette relation de sponsalit en relation de paternit-maternit par la cration de lesprit vivant qui fait de lui un nouvel tre humain voulu pour lui-mme. 2-4 Cet enseignement oblige lEglise faire avancer positivement la question de linstant de lanimation par Dieu du nouvel tre dans le processus embryonnaire 2-5 LHeure de lEglise rejoint lheure de lHomme, en son humanit pour la premire fois confronte la question ontologique de son origine personnelle, tiraille par le tournant historique du choix culturel indit qui se prsente aujourdhui devant elle : spcialement avec la question du clonage humain 3- Comment lEglise entend et a toujours cout cette interrogation ontologique, dans une hermneutique adapte aux connaissances de son temps et son contexte culturel, posant cependant toujours linstant de la conception comme origine de lunion substantielle de lme et du corps. 4- Rappel des implications dimension spculative et doctrinale des rcents enseignements de lEglise, quant la question de lanimation immdiate. But de ces deux chapitres : montrer que lattention porte sur linstant de lanimation a toujours t historiquement associe la reconnaissance du premier moment o lon peut dterminer la diffrentiation sexuelle du nouvel tre : la signification sponsale du corps, critre dattention ontologique. 3- LEglise entend cette interrogation ontologique, Elle y a toujours t attentive, et Elle dsire approfondir et mieux expliciter sur ce sujet les lumires quElle reoit en dpt au service dune humanit la recherche de la vrit sur Dieu et sur lhomme 3-1 Lenseignement de lEglise dans toute son histoire na cess de rappeler les conditions de la prsence effective de ltre humain comme tel dans son origine embryonnaire, en respectant les donnes des connaissances et de la culture

de chaque poque 3-2 Les donnes contemporaines de la connaissance de ltre humain (biologie, sciences humaines et culture, et enfin connaissances philosophiques thique et spculative) : la rflexion Magistrielle sinscrit toujours dans une hermneutique (une interprtation) religieuse de ces donnes 3-3 Lhistoire de ses interprtations sur le sujet de la Cration par Dieu de ltre spirituel vivant animant lhritage biologique transmis par les parents : La permanence de la prescription morale concernant toute forme davortement [the first-century Didak-Teaching of the Twelve Apostles states: " you shall not murder a child by abortion nor kill that which has been conceived!"] . En cho la loi naturelle nonce par Hippocrate de Cos il y a 24 sicles, la thse de lanimation immdiate ou prcoce tenue par les Pres de lOrient chrtien, lapproche a minima des Pres latins tout en affirmant invariablement la simultanit de lme immortelle et du corps 3-4 Limportance des affirmations et connaissances mdicales de ces poques pour expliquer lapproche minimaliste de certains Pres dOccident : la vision dHippocrate sur la gnration humaine ne peroit pas de corps humain form avant 40 jours pour les enfants de sexe masculin et le double pour ceux de sexe fminin : avant cette tape vritablement pr-embryonnaire, la science jusquau 19me sicle ny percevait quun compos dvelopp de semence masculine paternelle enveloppe de sang maternel, sans quil y ait encore de fruit individu provenant de lunit des deux 3-5 Cette vision aujourdhui dpasse dterminait laffirmation dAristote, et de quelques rares Pres latins, St Thomas dAquin inclus, qui date lanimation spirituelle a minima vers 40 jours environ, date laquelle se rendent visibles les prmices des organes propres la diffrenciation sexuelle Le principe mme de lecture de ces auteurs leur ferait aujourdhui renoncer de telles prsupposs et constater et lindividuation, et le caractre masculin ou fminin, ds la premire cellule. 3-6 Les principes noncs par les Pres dOccident comme dOrient doivent donc toujours tre conservs, et videmment reformuls dans le cadre des certitudes apportes par les connaissances contemporaines. 3-7 Elles se rsument dans lenseignement de St Grgoire de Nysse propos de la prsence de lme spirituelle dans le corps embryonnaire : l'homme tant un, compos d'une me et d'un corps, ses deux composants ne peuvent avoir qu'une origine unique et commune On ne doit pas placer la cration de l'un de ses composants avant celle de l'autre : ni la cration de l'me avant celle du corps, ni l'inverse ; car alors, l'homme serait mis en conflit avec lui-mme si on le divisait par une distinction temporelle. Quant lme dans le corps embryonnaire : Il nest pas possible de ly distinguer ( ), lme se trouve dj en lui, mme si elle nest pas apparente : elle se manifestera plus tard par lactivit

naturelle qui lui est propre, au fur et mesure de sa croissance, qui accompagne celle du corps. ( La Cration de lhomme, Migne 2000). 3-8 LEglise doit donc rcrire son hermneutique, selon les donnes certaines apportes par les temps modernes, en direction dune Humanit qui le lui rclame de toutes parts 4- LEglise a dj rpondu cet appel en diverses occasions que lui ont donnes ses discours et interventions officielles, elle se doit de les rappeler ici de manire plus condense : 4-1 La vie de lhomme est directement cre par Dieu ds la conception, affirmation permanente de lEglise universelle : les Pres de lEglise (Saint Augustin in de genesi ad litteram, Saint Maxime le Confesseur [qui montre le lien substantiel et non accidentel entre l'me et le corps sous le rapport d'une unique hypostase], Saint Grgoire de Nysse, Saint Albert le Grand), et autres penseurs anciens comme Erasme de Rotterdam [qui rconcilia puissamment les perspectives aristotlicienne, thomiste et l'animation immdiate en dveloppant une mtaphysique de l'acte d'tre tout fait originale dans son Colloque sur l'accouche], les textes de dfinition explicite sur la cration de lme : Anastase II aux vques de Gaule, Humani Generis de Pie XII les affirmations constantes du Magistre contemporain : Donum Vitae du 22 fvrier 1987 reconnat que les conclusions scientifiques sur l'embryon humain fournissent une indication prcieuse pour discerner rationnellement une prsence personnelle ds cette premire apparition d'une vie humaine , pour conclure : Comment un individu humain ne serait-il pas une personne humaine ? 4-2 Le choix des dates (invariablement neuf mois jour pour jour) des ftes liturgiques de la Conception leur Nativit pour saint Jean-Baptiste, la Vierge Marie, comme pour le Christ Jsus Notre Seigneur Lui-mme respectent le sens de lEglise quant sa pense sur linstant de lorigine effective de la prsence vivante de leur Vie personnelle dans le sein maternel. 4-3 Laffirmation selon laquelle lEglise ne sexprime pas de manire dogmatique sur cette question (EV n60) nquivaut pas dire quelle ne sest pas exprime en sa pense officielle courante ([-/Foi catholique, Dumeige p.158, Doctrine, 1 Magistre de lEglise sur lhomme ]). Il nest donc pas permis ni juste de dire que lEglise garde le silence sur cette interrogation, sans lui donner de rponse : 4-4 Elle veut encore aujourdhui affirmer au contraire : que le principe de toute recherche (scientifique, mdicale, philosophique, ou autre) en ce domaine doit rester dans le cadre de lanimation immdiate , et que lenfant, ds la

premire cellule, ne doit pas seulement tre trait comme une personne , mais considr (cest--dire spculativement reconnu) comme une personne ([Acad. Pont. des sciences/OSS.ROM. 30-11-93]) ; que la vie humaine est sacre parce que ds son origine elle comporte laction cratrice de Dieu et demeure pour toujours dans une relation spciale avec le Crateur, son unique fin ([Donum vit & CEC 2258]). En bref que cest seulement aujourd'hui que notre regard, support par l'volution des sciences, peut reconnatre la prsence de lme spirituelle cre par Dieu ds le premier instant de la constitution du gnome de la premire cellule, comme l'a si admirablement exprim Jean Paul II en 1998 (la conjonction des gamtes paternelle et maternelle produisant le gnome, va voir ce gnome, et donc cette premire cellule humaine, se revtir par lintervention cratrice de Dieu, dune dignit qui trouve son fondement dans lme spirituelle qui imprgne et vivifie ce gnome ([IVe Assemble Rome, Acad. pont. p. la Vie 24 fv. 1998 - Doc. 2179 - 05 avril 1998)]) Plus rcemment les dclarations de Benot XVI sur l'animation la Fte de la Sainte Trinit 2009 dsignant le gnome comme porteur de la vivante image et ressemblance de Dieu, puis aux vpres du 1er samedi de lAvent 2010 dsormais consacr la Vie, dans laquelle il indique que ce gnome de par sa capacit de relation permettait de le considrer pleinement comme une personne humaine. 4-5 Elle se prononce donc clairement, sans engager encore dexpression dogmatique sur cette question non en raison des objections que les comportements et les ides courantes vhiculent, selon Elle, tort, mais pour continuer encourager la recherche dj engage sur la base de ce principe ; et sans jamais cesser non plus de rappeler lordre la conscience de ceux qui restent subjectivement non convaincus de la dignit ontologique de lenfant conu en cette premire cellule. 5- Le sens de la Foi reste attentif aux rcentes dcouvertes scientifiques, y dcouvrant une possibilit nouvelle de prciser la doctrine de la vrit sur lhomme avec la lumire de Dieu But de ce chapitre : Montrer que lEglise nignore ni les questions, ni les objections dordre pistmologique, que se posent les scientifiques, en particulier la dure trs ponctuelle de vie du premier gnome et la mise en route immdiate du dynamisme du gnotype. Montrer quil ny a jamais de destruction ni rupture du code initial mais amplification sans disparition des donnes transmises par les parents.

5- Les considrations pistmologiques et celles issues de lobservation scientifique confirment et convergent, en un certain sens, dans la direction du sens de la Foi, mme si des doutes qui subsistent encore chez certaines dentre elles retardent, sans pouvoir lassombrir ou lattnuer, lexpression dfinitive de la pense ordinaire de lEglise : 5-1 La biologie (gamtogense, ovulation et fcondation) : Le terme de fcondation qui indique lunion biologique de deux gamtes masculin et fminin, a remplac celui de conception quelquefois utilis malhonntement/abusivement aujourdhui pour dsigner la nidation (deuxime semaine aprs la fcondation) (Palazzani 1996). Luf issu de la fusion des deux gamtes existe et agit comme une entit biologiquement et intrinsquement ordonne et dtermine une course vivante finalise dans une unit qui demeurera toujours la sienne (et cest ce qui rend possible techniquement la fivette). Voil pourquoi la biologie parle alors dun zygote unicellulaire. (Noter que cest le spermatozode qui lui a apport son caractre masculin ou fminin). Le glissement de sens du mot conception relativise ainsi les textes dj cits de lEglise, cependant trs antrieurs cette volution smantique 5-2 LEglise suit cependant avec attention et reconnaissance ce que la biologie met jour dcouvertes dont elle sait bien quelles sont toujours soumises volution et correctibles concernant le processus de la fcondation : - La capacitation et la raction acrosomique du gamte masculin fcondant jusqu sa pntration dans la membrane pellucide de lovule, lapparition des deux cellules filles de lovule mr et du globule polaire, puis la fusion membranaire entre le spermatozode et lovule quaccompagnent des ractions cytoplasmiques ovulaires, la libration consquente enzymatique protolytique et glucolytique par la zona raction, la variation enfin de la concentration ionique de luf fertilis avec la vague calcique (le calcium se rpand sous laction de loscilline), pour voir apparatre ce que nous appelons le zygote. - De trois six heures aprs la pntration les micro-tubules entourent le pro nuclus femelle quand il sorganise et se range en son noyau vsiculaire, et ordinairement une dizaine dheures aprs sest form le fuseau bipolaire : aprs un dveloppement spar, o les deux pro nuclus haplodes rpliquent leur ADN, la synthse les place sur une organisation fuseauriale classique, leurs membranes nuclaires respectives disparaissant, ce qui permet lamphimixie, dite aussi caryogamie (fusion des deux noyaux) : le fameux gnome nouveau. - Ce gnome unicellulaire ds sa premire constitution se rvle lorganisme maternel par des changes biologiques dinformation spcifique, une vie de relation qui ne cesse de se confirmer.

- Ce gnome enfin va pouvoir par cytodirse aboutir un uf contenant deux cellules (ou blastomres), chacune possdant la mme individuation gnomique, comme dailleurs la possderont toutes les cellules vivantes du nouvel tre. - Les preuves disponibles suggrent que les vnements dans l'embryon prcoce suivent une squence dirige par un programme interne. L'autonomie vidente de ce programme indique une interdpendance et une coordination aux niveaux molculaire et cellulaire d'o rsulte l'expression d'une cascade d'vnements morphogntiques. (Professeur Angelo Serra) Photos et commentaires provenant de la vido de NOVA, Lifes greatest miracle, The first two weeks 5-3 Les observations cliniques de ces dveloppements nchappent pas lattention autorise des chrtiens et de leurs pasteurs, non plus que celles non moins importantes (pour ceux qui pensent encore une animation tardive laquelle nest pas, rappelons-le, la pense ordinaire de lEglise universelle) du dveloppement ultrieur du zygote bi-cellulaire jusqu la nidation : Montrer quil ny a jamais de destruction ni rupture du code initial mais amplification sans disparition des donnes transmises par les parents - Du stade bicellulaire celui de huit blastomres totipotents, unifis entre eux par des ponts cytoplasmiques et des microvillosits qui attachent les membranes des cellules entre elles jusquau stade dit de la morula (16 cellules) o la compaction sajoute le phnomne de polarisation. - De la diffrenciation cellulaire de la morula quand celle-ci pntre la cavit utrine au stade de blastocyste o le zygote devient un ensemble creux entour dune paroi (trophoblaste) abritant un bouton embryonnaire, cavit appele blastocle : les cellules commencent sy diffrencier -De labandon de la membrane pellucide originelle de lembryon marquant le dbut de linteraction mutuelle directe de la muqueuse utrine et de la prolifration cellulaire du trophoblaste, les changes dinformation avec la mre sintensifient -Du

premier contact de lembryon avec la muqueuse maternelle (fixation) jusqu son implantation (alimentation des lacunes par le sang maternel vers le 14 me jour), puis lapparition de la ligne primitive du bouton embryonnaire qui aboutit aux premiers battements du cur de lenfant en troisime semaine aprs la fcondation ; au dix septime jour le bourgeon encphalique et la gouttire neurale de la future moelle pinire sorganisent (dans le msoblaste du sac vitellin, un des trois feuillets du disque embryonnaire tridermique, apparaissent des lots sanguins, et cest ds le 20 me jour post ovulatoire que ce cur commence rguler). - Vers le jour 21, la circulation sanguine est autonome et le type sanguin de lembryon diffre de celui de la mre.. jusquaux jours qui suivent avec lbauche des yeux de lenfant (stade de la plicature). - Il reste encore plus de huit mois parcourir cet enfant de lhomme avant douvrir le sein maternel Photos provenant de la vido de NOVA, Lifes greatest miracle, The first two 5-4 Les divers stades dobservation de la croissance de lenfant en ses commencements embryonnaires ne peuvent donner aucun signe caractristique et mesurable dune apparition soudaine de vie consciente, spirituelle, ou dordre ontologique : cette exprience intime trs spcifique chappe toute manifestation mesurable ou reprable par lapproche quantitative de lobservation scientifique. Cependant, elles suffisent de trs nombreux scientifiques comme un signe clair et suffisant de la prsence sacre de lhomme en son entier Professeur Angelo Serra : D'une part, l'nonc scientifique selon lequel un nouvel tre humain commence au moment de la fcondation est une proposition non pas probable mais rigoureusement dmontrable dont on peut carter avec rigueur toutes les objections. D'autre part, la prmisse mta biologique selon laquelle ce nouvel individu humain est une personne engendre la mme fermet d'assentiment. Donc l'identification du zygote humain une personne est une vrit assure. Professeur Lejeune, fondateur de la gntique moderne, qui eut le gnie dexprimer par ces mots son prologue en gntique qu'il appelait un credo lmentaire : Au commencement, il y a un message et ce message est dans la vie, et ce message est la vie. Et si ce message est un message humain, alors cette vie est une vie humaine (...), ce message est mise en forme de la matire, incarnation de l'intelligence.

Il est cohrent de penser que la science pourra facilement mettre jour des lments propres lhomme indiquant une capacit autonome de mmorisation individue humaine dans le zygote. De mme quil y a des lments de support biologique reprables ralisant la communication entre lenfant et la mre bien avant la nidation : ds le premier gnome. 5-5-1 En de, ils indiquent cependant clairement quun esprit vivant ne saurait animer un ensemble biologique qui nest pas encore lui-mme individu, affirmation augustinienne selon laquelle il serait absurde de trop anticiper linfusion de lme avant la formation dun corps autonome. Cest dans cet esprit que les Pres latins exprimaient des doutes justifis lencontre de ceux qui envisageaient la seule prsence de la semence masculine dans le sein maternel comme suffisante pour poser lme de lenfant venir : Comment lme pourrait-elle tre immortelle si sa semence est mortelle ? Reoit-elle limmortalit au moment o elle est informe pour devenir vivante, de mme quelle reoit la justification quand elle est informe pour devenir apte porter un jugement ? Et comment Dieu peut-Il la faonner en lhomme, si lme vient dune autre me par le biais dune semence ? Est-ce de la mme manire quIl faonne en lhomme les membres du corps par le biais dune semence ? ( Lettre Optat, 418 ) 5-5-2 Il fallait ragir contre linsoutenable argumentation des principaux adversaires de l'animation la naissance que furent les stociens. Pour ces-derniers, l'me de l'homme est contenue dans la semence masculine ; partir de la fcondation, elle se dveloppait, selon eux, progressivement : la manire d'un grain de bl. L'me humaine ntait donc que matrielle, issue de la matire 5-6 Ce que lon a appel tort chez certains de nos Pres la position de lanimation tardive tait donc suspendue par ailleurs un tat grgaire de la connaissance scientifique, qui datait dHippocrate, et qui tait incapable encore de pouvoir constater les phnomnes aujourdhui observs de la fcondation, lesquels voient disparatre les dterminations propres aux gamtes paternel et maternel quelques heures aprs lovulation et laisser immdiatement la place lindividuation biologique vivante du nouvel enfant. Ces derniers tenaient simplement le principe que lEglise enseigne continuellement, que ladvenue de lme, sa cration par Dieu, et ladvenue du corps nouveau ne pouvaient qutre simultanes : Lme nexiste pas avant le corps et le corps nest pas form avant lme, mais ils viennent simultanment la vie ([St Grgoire de Nysse, In Canticum 8, Opera VI, 240, 20-241, 8]) Ils pensaient que la dignit ontologique de lenfant ne pouvait tre considre comme observable quavec lapparition morphologique de la diffrenciation sexuelle dun embryon individu, observation que nous lisons aujourdhui dans les dterminations du gnotype de la structure morphogntique vivante du gnome : ds le premier instant du processus

embryonnaire [5-7 Petite note sur deux interrogations dordre scientifique constamment invoques comme les dernires objections lever avant une affirmation objective de lanimation immdiate : a/ (Les jumeaux homozygotes : le syllogisme de labsurdit de deux mes dans la premire cellule est vident ; cest entre le 4me et le 7me jour environ (25 30 % entre zygote et morula, 70 75 % au stade blastocyste, 1 % entre le septime et le treizime jour et 1 % aprs ce treizime jour) quapparat la premire cellule totipotente (zygote) du deuxime jumeau ; cest videmment ce moment que sinscrirait lanimation de ce dernier b/ La quantit considrable dufs fconds rejets : outre lexplication selon laquelle il sagit en importante partie de chiasmes, de fcondations dmarrant sur des anomalies essentielles dans le patrimoine gntique et en consquence impliquant la non-disposition lme spirituelle [De nombreuses anomalies chromosomiques trs importantes telles une polyplodie rendent l'embryon avort par la nature rfractaire une animation], dufs clairs enfin, il faut noter galement, ce que lon dcouvre dans les (hlas) actuelles et abominables tentatives de clonage humain, la dgnrescence presque systmatique du zygote la 4 me mitose, laquelle dgnrescence existe bel et bien aussi en fcondation naturelle, et qui peut sexpliquer par la fameuse libert de Dieu de crer (tant de fois affirme dans les Ecritures, mais obvie aussi en Sagesse naturelle) / Dans tous les cas ces dfaillances ne concernent pas la cause efficiente mais la cause finale : si le moteur n'existait pas, le dfaut ne pourrait apparatre, s'il n'y avait biosynthse des protines, l'anomalie gnotypique ne s'exprimerait pas. Par consquent, la dfaillance concerne la fin qui est manque. Ainsi, les rejets, loin de contredire l'existence de la finalit, la confirment. ] 6- Linquitude du monde de la pense et de la culture, et son expression devant ce que lon pourrait appeler lagression de laveuglement positiviste et du biopouvoir contre lhumanit. But de paragraphe : tablir lvidente inquitude des penseurs, anthropologues, et observateurs, et leurs attentes implicites et explicites dune clarification propre la dimension ontologique, et thologique des questions que la biothique savre inapte leur apporter. 6- Dans la perspective dune considration pistmologique, laveuglement positiviste que dnoncent les observateurs du monde philosophique et culturel, au-del de la simple expression du souci thique, oblige galement le sens de la Foi manifester son clairage propre et son souci de clart et de vrit

dans un domaine qui risque fortement de dstabiliser et dagresser lautonomie de jugement de toute personne responsable de lhomme et de sa dimension spirituelle Cet aveuglement ne saurait mettre en cause la conviction profonde des croyants en accord avec les sages de ce monde : 6-1 Les interventions autorises du monde de la pense contemporaine font entendre leur voix pour dire : A-t-on mesur les consquences psychologiques et anthropologiques de ce regard strictement technique ou commercial que la bio-mdecine porte sur lhumain, lorsquelle cherche le faire rduire au statut dobjet exprimental et de simple produit de recherche, de commercialisation ou de consommation ? (Le CCNE ne s'y est pas tromp en dnonant dans son Rapport de 1986 les a priori mthodologiques irrecevables du choix du terme de pr embryon : La dsignation des limites prcises pour la dfinition de l'embryon humain rsulte en fait d'une dmarche utilitaire qui, elle seule, ne peut fonder notre reprsentation du dbut de la vie d'un tre vivant. En outre, le recours un mot nouveau comme celui de "pr embryon" risque d'accrditer l'ide que l'embryon pourrait pendant un temps tre trait diffremment, avec moins de considration, notamment pour les interventions lies la recherche. ) La gravit de ce qui se joue dans le monde occidental, et qui engage la terre entire autant que lespce humaine et son avenir, nchappe pas lEglise ; mme si elle a pu chapper certains responsables lus qui ont vot ou fait voter des lois de biothique ouvrant par exemple la porte la production dembryons par voie de clonage au titre de la recherche. (Du Directeur de l'Institut Cochin de gntique molculaire dans le Quotidien du Mdecin (21 juin 2002) : Pour chaque clonage thrapeutique, il faudrait se procurer 100 200 ovules, transfrer dans chacun d'entre eux les noyaux des cellules du patient afin de tenter de rcuprer de 1 3 embryons dont il faudrait prlever et amplifier les cellules souches avant d'en liminer les cellules cancrignes ! On voit bien que cette mthode est inapplicable. Il est grand temps de dnoncer l'absurdit thique et scientifique de ces projets.) 6-2 Le concept moderne de biopouvoir a t mis en place pour mettre en accusation ceux qui amnent lhumanit aux possibilits attaches au clonage humain, lesquelles ne mettent pas seulement en danger lunit du genre humain et lide mme dhumanit, mais aussi et surtout son lien vivant avec sa Source transcendantale, avec Dieu son Crateur, et avec toutes les lois naturelles ontologiques de notre univers qui y sont organiquement relies (voir Barrow, J.Desmarets et D.Lambert, Hawkins, Bowker, etc.) 6-3 Le langage de ce biopouvoir fait pntrer la structure de pch la plus redoutable que lhistoire de lhomme ait jamais connue : il simpose dans les discours de biothique, des mdias, des rapports pralables aux lois, des institutions et des

chambres politiques, partout o slaborent les dcisions du devenir de lhomme, avec des effets que les philosophes et penseurs peuvent bien qualifier de dralisants jusque dans les textes de loi ou les Codes de sant publique ( projet parental , gnrosit des donneurs de gamtes , libre change de la notion de filiation , altruisme du don de la vie par embryons anonymes congels , solidarit virtuelle entre gniteurs , matriel embryonnaire potentiel humain , clonage dit thrapeutique , rservoirs dorganes , exprimentation sociale transparente de la mdecine , cellules de lesprance , ). Linterdiction et lopprobre de lemploi du mot clonage pour les fabrications dembryons aux fins de recherche traduisent le fait que ce langage ne veut souffrir aucun renoncement, aucun contrle ontologique, philosophique et encore moins transcendantal ou religieux, et quil emploie tous ses efforts rhtoriques nier quil touche la fois lHomme et Son Principe, tout en sy engageant de toutes ses forces linsu de la conscience universelle. 6-4 Par exemple la question centrale de la licit de la conglation des embryons humains a t passe sous silence dans les lois europennes de 1994, et on les a presque toujours considres comme une technique neutre pour lhumain. Pourtant la plupart des impasses et situations biothiques indcidables au plan thique dcoulent de cette pratique, sans compter ses effets dsastreux de dcomposition symbolique quelle inocule dans la conscience collective Une de ces consquences calcules, et non la moindre, se retrouve dans lautorisation inacceptable que lhumanit pourrait dsormais se donner par la loi de faire irruption dans le Sanctuaire de la vie (Le Prsident franais, au 2 Forum Biovision, Lyon 8/2/2001) par la production aux fins de recherche dembryons humains partir de noyaux totipotents (mthode de transfert nuclaire, ou de clonage de lhomme). 6-5 Lhabillage humaniste qui accompagne cette entreprise de destruction fondamentale et qui la camoufle derrire une apparence thique et morale nest certes pas la hauteur de lenjeu et de la tche. Ce que lthique du vivant a dores et dj relev, indpendamment de toute conviction religieuse, soulve ladmiration de lEglise : 6-5-1 La cration de matire premire humaine peut-elle donc tre considre comme quelque chose de neutre, anthropologiquement ? 6-5-2 Porter un regard neutre sur lhumanit est une perversion : possder, objectiver lhomme cest le dtruire 6-5-3 Comment oserions-nous souscrire lide dune technologie toute puissante dune science qui serait toujours bonne, a priori de laveuglement positiviste qui postule une capacit illimite de lhomme sadapter ses artifices ? 6-5-4 La constatation plore, et tragique, de labsence dinstitutions ou despaces autoriss pour faire face au sentiment deffondrement de civilisation quinduit en notre espce le traitement anarchique du vivant dans un regard indpendant du

biopouvoir. 6-5-5 Constater galement le dsarroi du politique devant lincontestable absence dun clairage densemble des implications anthropologiques et ontologiques de ces questions urgentes. 6-5-6 Lassujettissement croissant du Droit un univers qui se met en place sur la base dun vide de Sagesse et dune Raison coupe de ses racines identificatoires, psychiques, spirituelles, affectives et mtaphysiques. Accepter la cration dembryons humains par exemple au titre de la recherche sur le clonage tablit que lutilit mdicale est devenue la valeur suprme en matire de Droit. 6-5-7 La mutation inquitante et anarchique des normes et limites qui donnent lhomme sa place dans lUnivers et dans la Cration. La substitution du monde du sacr et des religions par une hypothtique promesse de salut de lhomme par dautres hommes assujettis leur soif de pouvoir et de domination par ce quils appellent le progrs et lassaut des techno sciences 6-5-8 Laccusation dobscurantisme dirige contre ceux qui cherchent prvenir des mutations irrversibles qui menacent lindpendance du Droit, la capacit mme de pouvoir penser, lautonomie de la conscience, les harmoniques de laltrit, de la libert et de la vie. 6-5-9 Constater enfin que les cercles dthique et de biothique nont pas su retenir ni transmettre le fragile difice de sagesse, ce travail inestimable de la civilisation, et quils se laissent envahir par une forme de dbat qui dmantle celleci, en senfermant dans un systme clos sur le critre de lefficacit mesurable, vritable psychose collective menaant louverture libre et naturelle de lespce humaine ce qui la dpasse en la finalisant. 6-5-10 Relever lincohrence dune domination positiviste et volutionniste qui traite la cellule originelle de ltre humain comme une amibe, comme elle dsire transformer artificiellement ses interrelations familiales ou sociales comme on conditionne dj certaines catgories despces animales ou vgtales. 6-5-11 Poser la question de la limite au-del de laquelle la rsistance psychique la rduction de tout le vivant au statut dobjet exprimental ou commercialisable fera inluctablement passer une mutation psychique, ontologique et anthropologique aussi dsastreuse quincontrlable. 6-5-12 Face la perte du sens et des repres fondamentaux, appeler des experts en humanit qui puissent hautement dire les lumires irrductibles et sacres, qualitatives et ontologiques, trangres au quantifiable et au dmontrable (au sens de la preuve exprimentale des scientifiques), et au-dessus delles parce quelles sont le fruit dune induction savante au-dessus de toutes les ambitions de lhypothtico-dductif 6-5-13 La distinction ncessaire et urgente, encore faire, entre les exprimentations salutaires propres toute

avance du Progrs, et les entreprises empoisonnes de linstrumentalisation lgalise de la Vie qui la remettent au contraire tout fait en cause, dans ses effets sur les esprits comme sur le psychisme, le principe didentit et des droits fondamentaux qui soumettent le progrs de lHomme la vie et ltre. 6-5-14 Secourir lembryon passant ainsi du monde des hommes celui des choses que les hommes exploitent, enjeu symbolique et surtout politique, montrant que la logique sous-jacente consiste "exproprier la subjectivation pour mieux s'approprier l'objet", "c'est--dire, l'aide d'un faisceau d'arguments "scientifiques", interdire l'identification du jeune embryon comme d'un "soi" pour ainsi avrer son caractre non entitaire 7- Lhumanit devenue orpheline du Droit, exprime galement une angoisse collective comprhensible face la monte dun nouvel eugnisme dmocratique, aprs lhorreur vcue au 20me sicle dun eugnisme dEtat 8- La responsabilit politique est ainsi confronte un dfi dordre ontologique, coute des appels la communication de nouveaux repres pour la dcision responsable aux sages de ce monde et aux reprsentants des religions But de ces deux paragraphes : tablir lvidente inquitude des responsables du Droit, juristes et hommes politiques, et leurs attentes implicites et explicites dune clarification propre la dimension ontologique, transcendantale, et thologique des questions que la biothique savre inapte leur apporter. 7- [(Noter que les spcialistes contemporains du Droit sinquitent face la monte des lois contre lautorit mme du Droit qui en est la Source, les reprises confirmantes sur ce sujet de Veritatis Splendor ; ce que le Droit est aux lois, la Mtaphysique lest lthique)] : Le statut juridique sur lenfant situ aux origines de sa vie et le Droit dont lobjet consiste notamment protger ce qui parat essentiel la communaut humaine, se sont pourtant penchs sur cette question en faisant ombre un grand principe de protection : la loi doit protger ltre humain ds le commencement de la vie. 7-1 Il existe une loi inscrite dans le cur de lhomme, elle est profondment inscrite dans la raison et accessible tout naturellement chaque tre humain, il sagit de celle qui affirme la valeur de la vie (EV 2c). De mme quil existe une base solide commune la collectivit humaine qui permet de fonder la dignit de toute personne et assure le respect de ses droits essentiels au cur de la reconnaissance du Bien Commun, qui la protge contre les forces contraires venant

de lindividu, du groupe, de la distinction des classes et des races, de la nation et de lEtat : il sagit du Droit, le droit naturel (VS 99a). 7-2 La loi naturelle nest pas autonome en elle-mme, ses prceptes obligent non pas de lextrieur et du dehors, mais de lintime de lhomme, du dedans (VS 36b). Elle ne sexplique que par lexistence dune source qui lui est suprieure : le Droit, lequel ne sest jamais manifest lintelligence que par la notion de cration : la sagesse cratrice dpose dans la crature une inclination de la nature vers une finalit qui reflte un fondement mtaphysique profondment imprim par le Crateur (VS 36). 7-3 Pie XII (HG, DS 3876) explique certes que la grce et la rvlation sont indispensables pour que ces vrits naturelles puissent tre connues explicitement par tous, avec certitude et sans mlange derreur. Sans elles, le droit naturel fondateur se fait connatre par leffet dune connaissance pr conceptuelle connaturelle qui se dveloppe avec le temps et lexprience, trsor des civilisations, grce auxquelles tous en peroivent le principe fondamental. 7-4 Les donnes de lhistoire contemporaine obligent ce discernement toujours neuf dune part entre ce qui est immuable et invariable en ces donnes que lhomme na pas cres, mais quil reoit et dcouvre travers les conditionnements changeants de lhistoire, et dautre part son adaptation aux circonstances nouvelles (VS 53). 7-5 La force intrieure du Droit, sans lequel la survie de la nature est impossible trouve sa source dans la lex aeterna (de legibus, II, 4, 8-10), cest--dire dans la volont de Dieu. Ne pas regarder ni obir ces donnes profondes et ralistes, cest se renier soi-mme (de republica 22, 23). Voil pourquoi Platon et Aristote ont plac le droit la hauteur et la dignit de science mtaphysique : elle provient pour le moins, pour le Philosophe, de lide transcendante de Justice. 7-6 Les comportements des socits contemporaines ont cherch lui trouver un fondement purement humain, dans le dsir de labsolutisation de lhomme pour lui-mme, et cest ce qui explique pourquoi le Droit a perdu cette dignit, expression quelle reoit de sa propre nature dtre lunit harmonieuse entre un monde travaill par lhomme et une loi ternelle inscrite dans la ralit naturelle voulue par Dieu. Le vide laiss par cet oubli a ouvert la porte larbitraire du lgislateur humain, au dtriment du Droit et au dtriment de la personne. 7-7 Le nominalisme dOccam au 14 me sicle est le responsable de ce dsastre ; il a voulu faire croire que tout doit tre bas sur lautorit divine, indpendamment dune harmonie avec la nature de lhomme. Non : la loi nest pas le domaine dun volontarisme qui doit obir larbitraire dun ordre suppos divin, elle relve du droit naturel et du bien imprim par le Crateur dans le cur de lhomme. Lidalisme de Kant a hrit de cette perte profonde du sens en remplaant un arbitraire par un autre, faisant de

limpratif catgorique la source scientifique du droit, qui fut faussement dclar ntre quun fruit de lintuition subjective de la raison pratique. Cet ontologisme a pu tre facilement dmasqu par la pense moderne : le positivisme a donc pu rejeter toute ide de Droit fond sur la nature, ne lui laissant plus que la notion dutilit collective comme source. Il sensuit que le personnalisme a fini par se librer du joug de tout caractre rationnel et impratif de la loi. (VS 47, 50, etc..) Ainsi lhomme se retrouve orphelin du Droit qui est comme son tuteur et son pre, le protecteur et lducateur du bien de la personne entire, de son unit profonde sa ralisation plnire. 7-8 Statut du droit orphelin : il hrite dun contractualime, dun contrat social des liberts fondamentales qui sest inscrit en ttonnant dans la constitution des Etats (ce qui tait bien ncessaire devant lvidente exprience que lhomme nest pas adapt la vie sociale, et que lEtat de son cot est incapable dviter sans cette contrainte la drive tyrannique). Il hrite en mme temps dun positivisme juridique livr la politique qui abandonne la prservation du bien personnel et du bien commun au profit de lintrt de lEtat (la nature profonde du Bien ne peut plus se retrouver dans cette recherche dun pluralisme des valeurs systmatiquement agnostique devenu la seule rfrence pour la politique). Ces deux hritages mnent la contradiction terrible dune situation o le contrat politique peut refuser que des tres humains puissent tre considrs comme des personnes. 7-9 La dclaration universelle des droits de lhomme de 1948 a pu chercher des valeurs normatives mta juridiques, les nations signataires admettant que leurs lgislations devaient y tre conformes (G.Cottier, Rfrence la loi naturelle, NV2, 49), mais alors se pose le problme de la diversit des interprtations de cette thique laque sans autre lgitimit que sa capacit empirique voluer hors dun modle suprieur qui le fonderait. 7-10 Lhomme nest pas seulement objet de droit et assujetti un droit agnostique orphelin, il est le sujet du droit : lthique religieuse naturelle lhomme, et plus spcialement lthique chrtienne se fonde sur la nature, subordonne quelle est quelque chose qui la dpasse : la personne. Aristote disait dj que lhomme est la seule ralit naturelle que nous constatons dans lunivers qui soit finalise par un dpassement delle-mme, sinon elle ne peut plus tre elle-mme. 7-11a Il faut, du point de vue de lagonie du Droit accepter dentendre que nous devons passer du droit de lhomme au droit de la personne (JP Perrenx, Evangile de la vie I, 160). La personne est le droit subsistant (A.Rosmini, Filosofia del diritto I, Padova 1967). Cette rvolution ncessaire demande davantage de respect pour lhomme, elle rclame quil soit peru comme personne, cest--dire comme individualit non ritrable (KW, Personne et Acte, 97) en mme temps quelle rclame davantage de respect pour la prsence du Crateur, source de la personne et source de sa vivante dignit

dtre dou desprit (lEtre Premier, Acte pur, op. cit.). 7-11b Lintolrance agnostique pour la vrit trahit les fondements et les principes de la vraie dmocratie, lachemine vers un totalitarisme gnralis (EV 20b). Non fond sur la dimension ontologique de la personne, le droit devient impensable, il caricature la dmocratie (EV 97,99) et la rend criminelle puisquelle objective et lgalise des crimes prcisment normaliss au nom dune prtention illgitime et infonde une vrit relative (EV 70c) ; enfin il ouvre les portes des sources de la Mort en ne discernant plus la prsence de la Source transcendantale de la vie, se faisant par l mme son propre ennemi, parricide et dicide la fois (lui qui a pour fonction rgulatrice de reprsenter lunit profonde de la paternit humaine avec la transcendance de lActe et du Bien). 7-12 LEglise entend cet appel universel de lhumanit un retour sur sa vocation naturelle, un Droit fond sur la fcondit plus que sur le consensus de la mort du Droit naturel, elle peroit langoisse collective dun lgalisme rendant lhumanit ennemie de son origine, de sa dignit, de son panouissement et de sa propre fin. Elle sait que lhomme est fait pour rester en communion avec lui-mme et avec Celui qui le maintient dans lexistence et qui lui donne la vie. Elle rappelle que lhomme est un tre sacr, et dans la main de son Crateur, quil le peroit, quil le sait, quil le pressent sans cesse, quil reste son enfant et que son Crateur restera toujours son vritable Pre. Elle appelle la restauration du respect de la libert fondamentale de la personne : libert de vivre en communion et dans le respect de cette Paternit vivante qui la gratifie, qui la garde, qui la dpasse, qui lenseigne par la conscience, et qui assure son avenir, sa paix, et son accomplissement. 7-13 (Noter que les spcialistes contemporains du Droit sinquitent face la monte des lois contre lautorit mme du Droit, Source des lois ; lEglise confirme leurs pressentiments : confirmations sur ce sujet de Veritatis Splendor ; cest que ce que le Droit est aux lois, la Mtaphysique lest lthique : appel au dpassement dune simple moralisation et dune thique consensuelle largement inadapte fonder la rsurrection du droit fondamental de la Personne, dpassement de lhumain). 8- La responsabilit du politique : les approches ontologiques du monde idologique en politique, et les appels la Lumire de la sagesse des religions, appel au dpassement spculatif pour apporter des jalons aux politiques, au dpassement des biopouvoirs par un esprit de responsabilit politique. La dtermination de l'glise catholique dfendre l'homme, sa dignit, ses droits et sa dimension transcendante : Sa coopration peut et veut tre un lment vital et suggestif pour la construction de la personne et de la socit laquelle les hommes appartiennent.

8-1-1 Devant la ncessit de voir apparatre un nouvel esprit de responsabilit pour un renouvellement de la rflexion et de la prparation la gestion politique des problmes dimension universelle et des nouveaux enjeux consonance ontologique, lEglise a voulu couter les ttonnements des comits de rflexion et de prparation la dcision politique. 8-1-2 La leon des volutions anglo-saxonnes, selon une conception du droit plutt librale et individualiste qui ne peut dfendre la source ontologique du vivant humain, en raison dun argument contractuel, tragique apparence de lgalit (EV 20c) : qui ramne lantique et dpass droit romain, o seul le citoyen est sujet de droit. La gestion dans ce cadre de linterdiction du clonage humain a vu surgir linterrogation sur la ngation dhumanit de ltre qui serait clon. Les Britanniques ont donc reconnu dans leur rcente lgislation le droit de tout clone dtre considr comme un tre humain. Car sil sagit de lutter contre les dlires dauto reproduction, il faut galement viter quun clone ne devienne un esclave ou un sous homme . Un tel raisonnement consiste tout la fois dclarer le clonage reproductif inacceptable, et constater quon ne peut pas lempcher, considrer enfin les clones comme des tres humains, ce qui amne la question conclusive : pourquoi alors ne pas lautoriser ? Comment trouver une rponse crdible cette objection majeure ? Dans le cadre dune approche se laissant aller en sadaptant au temps et au consensus, la dfense de lessentiel repose au mieux sur le seul bon vouloir des juges et des dfenseurs de la vie LEglise note que cette contradiction chaotique se lit dans la succession de dcisions et initiatives pragmatiques heureuses pour viter le pire, et de leves dinterdictions de ce qui avait t stigmatis comme relevant de limpensable, aux Etats-Unis par exemple (interdiction formelle de toute forme de cration supplmentaire dembryons mme pour la recherche, puis libralisation des formes diverses de clonage ; financement et opration survie pour ladoption dembryons issus de FIV ; gestion chaotique des subventions aux diffrents organismes en fonction de leur respect pour la vie ) Au total, la conception anglo-saxonne souffre cruellement dune lumire directrice dans la source de son droit et de ses constitutions, elle slabore sur une thique contextuelle personnicide. Cest l un effet du principe bien connu de Saint Thomas dAquin : La loi humaine a raison de loi en tant quelle est conforme la lex aeterna, mais dans la mesure o elle scarte de la raison, elle est dclare loi inique et, ds lors, na plus raison de loi que dans la mesure o elle dcoule de la loi naturelle ; ce nest alors plus une loi mais une corruption de la loi. 8-1-3 La leon germanique, elle, refuse avec justesse la femme le droit absolu de la mre sur la vie de lenfant quelle porte, lui-mme tant thoriquement dfendu par lEtat contre les agressions dun tiers (cf. loi du 25/2/75) ; la loi du 13/12/1990 a donc pu interdire la cration de clones, la recherche sur lembryon, et la cration dtres hybrides.

Cependant lEtat ne peut dfendre, comme dans le cas de figure anglo-saxon, que ceux qui font partie de la socit contractuelle, laquelle lembryon non-n nappartient pas. Cette contradiction marque cruellement que lenfant innocent na pas dexistence citoyenne, et ne pourrait tre dfendu que par la reconnaissance de lexistence de fait dune Paternit reconnue comme un au-del du contrat de citoyennet. 8-1-4a Les discussions europennes, qui donnent la prfrence une voie franaise o le lgislateur et les responsables de la gestion politique vont garantir une chelle de valeur. Une doctrine doit tre cre, une ontologie doit tre formule, une transcendance de lhumain doit tre renomme dans cette perspective relative, partir de discussions et de dbats dialectiques dune thique procdurale cratrice dune ontologie. 8-1-4b Les plus rcents changes en chambre loccasion des lois de biothique ont tmoign de lapparition dun nouveau paradigme : lexemple caractristique des dbats parlementaires montre que les responsables lus de toutes tendances sont bien conscients de ce que ces nouvelles questions relvent au plus haut degr de la comptence philosophique et dune sagesse ontologique . - On touche aux fondements mmes de la vie humaine Marc Laffineur, - La question de la nature, et donc du statut de lembryon : Nous ne pouvons nous y soustraire longtemps () Nous allons engager notre responsabilit dans le domaine le plus fondamental qui soit : celui qui met en jeu la nature de lhomme () Nous sommes ncessairement amens nous interroger sur le moment partir duquel nous estimons tre en prsence dun tre humain () En autorisant lexprimentation sur lembryon qui ne peut donner son consentement libre, on prend une dcision unilatrale son gard Il devient un moyen alors que lui-mme doit tre sa propre fin. J Cl. Guibal, - Il sagit dun rel clivage philosophique Y Roudy, - Le (1e) stade de lembryon humain est le point de rencontre entre lhumain et linvisible : on ne peut le rduire au dsir de ses gniteurs (...) Nos lgislateurs devront prfrer les principes aux pratiques () Nul ne peut prtendre dtenir la vrit parce que lhomme na jamais cess de se demander quand il commence exister B. Perrut, - et M. JF Mattei : On risque de lever dfinitivement et de faon irrvocable un interdit pour rpondre un besoin temporaire de la recherche, [je demande] que le repre du tout dbut de la vie ne soit pas dplac , - Chacun dentre nous est unique et original Roger Me, - ...Lhomme risque lui-mme de changer son tre : Promthe littralement dchan Lhumanit passe du fatalisme de la naissance la naissance choisie et la slection nonatale () Nous devons forger nos critres en fonction de lide que nous nous faisons de lhomme : ce faisant, nous rvlerons les fondements de notre

civilisation J.Cl. Guibal, Il sagit de la matrise totale de lhomme sur son espce, de la modification du schma alatoire cre par la nature dun monde libr de ses chanes religieuses et morales qui donne naissance une nouvelle espce [crit Michel Houellebecq], qui annonce la fin de lhumanit telle que nous la vivons. Cest donc un dbat minemment socital qui nous runit. - O trouver nos repres, sinon dans la philosophie et la thologie qui donnent sens aux valeurs que le lgislateur traduit en rgles de droit J.Cl. Guibal, - Ce dbat est important : il nous fait toucher aux Sources de la vie X. Bertrand. - 8-1-4c Lapproche thique , dimension religieuse, transcendante et suprieure, est aujourdhui devenue au plus haut degr une responsabilit politique , a prcis J. Chirac, chef dEtat. En annonant le dcodage du gnome humain, un Prsident amricain a pu dire : nous commenons aujourdhui apprendre le langage dans lequel Dieu a cr la vie : cette nouveaut du politique appelle la lumire dun fondement solide, de principes fonds et indiscutables, de jalons mtaphysiques et thologiques que lEglise se doit aujourdhui dclaircir et proposer, en rponse aux demandes qui lui sont faites tous niveaux et en toutes nations, face aux progrs des technologies et des dcisions politiques, et des peurs quils engendrent juste titre. Voir aux Semaines Sociales de France novembre 2001, le Pr. Axel Kahn : quand est le dbut dune vie humaine ? L le biologiste se tourne vers le thologien qui comme nous venons de lentendre na pas de rponse plus claire que lui (le P de Dinechin avait hlas dclar : LEglise na jamais tranch sur cette question ontologique il est heureux que lEglise nait pas dcid ) ; le lgislateur J F Mattei y renchrit : Aprs le biologiste et le thologien le lgislateur est bien embarrass faute de pouvoir statuer sur lembryon on a aujourdhui sur le ftus un certain nombre de lacunes invraisemblables je poserai une question anthropologique et presque thologique : peut-il y avoir un embryon sans fcondation ? ) 8-1-5 Jean Paul II (Discours du Saint-Pre au corps diplomatique accrdit prs le Saint-Sige) : La dtermination de l'glise catholique dfendre l'homme, sa dignit, ses droits et sa dimension transcendante : Mme si certains rpugnent voquer la dimension religieuse de l'homme et de son histoire, mme si d'autres voudraient rduire la religion la sphre du priv, mme si d'autres encore perscutent les communauts de croyants, les chrtiens

continueront proclamer que l'exprience religieuse fait partie de l'exprience humaine. Elle est un lment vital pour la construction de la personne et de la socit laquelle les hommes appartiennent. (Lettre aux Semaines Sociales de France : Comment oublier que ds que lovule est fcond se trouve inaugure une vie qui nest ni celle du pre ni celle de la mre, mais dun nouvel tre humain qui se dveloppe pour lui-mme. Il ne sera jamais rendu humain sil ne lest ds lors (Ev. Vitae, n.60) .. Puissent les Semaines sociales contribuer entretenir en tous un regard qui nat de la foi dans le Dieu de la Vie, cest le regard qui ne prtend pas se faire le matre de la ralit mais qui laccueille comme un don dcouvrant en toute chose le reflet du Crateur et en toute personne son image vivante. ) Rappel sur les interventions principales du suivi de lEglise, et son appel lattention mta-thique. Quelques interventions relevant la dimension supra thique de ces nouveaux enjeux : - Javier Lozano Barragan : Dans l'unit biologique de l'embryon, nous trouvons dj la personne humaine, mme si non encore pleinement panouie dans ses capacits. Lme a un rle fondamental. Dieu cre lme qui, en s'unissant au corps, ralise l'homme. Sur cela se base la dignit humaine. - Jean Paul II, 8 novembre 1997, CPPSS, XIIme confrence : Lhomme de science croyant, obissant dans ses recherches au plan divin, fait exprimer peu peu la cration toutes les potentialits dont Dieu la enrichie. Les tudes, les recherches et les techniques appliques la vie et la sant, doivent tre, en effet, des lments de croissance de toute lhumanit, dans la solidarit et le respect de la dignit de chaque personne humaine, surtout de celle qui est faible et sans dfenses (cf. Evangelium vit, 81). En aucun cas, elles ne peuvent devenir lexpression du dsir de la crature de se substituer au Crateur. - Mgr Sgreccia : le clonage : un gouffre pour toute lhumanit , le clonage reproductif et le clonage appel thrapeutique reprsentent une limite de rupture envers lhumanit et encore : un dlit et une catastrophe pour lavenir de la civilisation le 20/12/2000. - Mgr Martineau LONU rclame linterdiction le 22 septembre 2002, dans le monde entier du clonage des fins thrapeutiques et reproductif du fait du caractre sacr de la vie humaine. - Cardinal Joseph Ratzinger, Prfet de la Congrgation pour la Doctrine de la Foi, a qualifi les projets de clonage humain, d'authentique dlire nazi. Dans un certain sens, Hitler avait anticip certains des dveloppements modernes comme le clonage ou lexprimentation mdicale sur les embryons humains Il est terrifiant de voir que certaines des puissances qui, il y a plus dun demi-sicle, ont vaincu le nazisme, optent aujourdhui, dans le domaine scientifique, pour

des pratiques discutables et inhumaines comme le clonage. (Zenit du 8 aot 2001). 8-2 De lEglise orthodoxe Grce aux progrs considrables de la biologie molculaire et cellulaire, nous voulons dfendre une synthse originale entre les traditions orientale et occidentale La personne humaine cre limage de Dieu et appele progresser vers la ressemblance divine est unique et de valeur infinie. Toute tentative de rduire la personne un rservoir de composants gntiques ou bien de reproduire cette personne par clonage, est une atteinte non seulement aux droits et la dignit de lhomme, mais avant tout une offense au Dieu qui cre chaque personne. (J. Breck) (Voir galement P. B. Bobrinskoy, 4 me Colloque orthodoxe de biothique Paris) 8-3 Des sagesses religieuses ; exemple : la position bouddhiste. (Buddhism and bioethics by Damien Keown. His general theoretical approach is based mainly on Theravaada primary texts, and centers Buddhist ethics on three basic goods : life, knowledge (prajna), and friendship. These three values inform the next lower level, the level of precepts or ethical rules. Precepts in turn guide decision-making in specific ethical situations. Respect for life (ahimsa), the first of the basic goods according to Keown, is doubtless one of the pillars of Buddhist ethics and generally pervades the Lotus Suutra. It is a key to Buddhist health care ethics.) (Non-injury to living beings must be central to any Buddhist medical ethical system. As Dr. Ratanakul put it, "In a Buddhist society it is well known and accepted that a primary obligation is non-injury to others". Non-injury to life (ahimsa) applies to all sentient life, but otherwise is the same as non-maleficence, which in the Western world has usually referred only to human life..... Obviously, it is very powerful as a general principle in health care ethics and pervades the Lotus Suutra.) 8-4 Ncessit dune rflexion dordre spculatif pour de nouveaux jalons politiques. LEglise dans la priode actuelle d'intenses transformations, qui voit apparatre une nouvelle dimension de la politique, lance un appel rechercher une nouvelle dimension de la politique Le dclin des idologies s'accompagne d'une crise des formations politiques qui pousse concevoir la reprsentation politique et le rle des institutions de manire diffrente Le service politique passe par un engagement prcis et quotidien, qui exige une grande comptence dans l'accomplissement de son devoir et une moralit toute preuve dans la gestion dsintresse et transparente du pouvoir et de la socit la lumire de la loi thique universelle, qui est prsente dans le cur de l'homme et qui a t approfondie par la rvlation vanglique (cf. Sollicitudo rei socialis, n. 41). (Jubil des hommes politiques, 5/11/2000)

8-5 Appel et retour la responsabilit politique. 9- La lumire dterminante dune science philosophique de lhomme et de sa dimension sacre et transcendante : quelques jalons dmonstratifs pour un clairage dfinitif de sagesse mtaphysique. Jalons pour une lumire de sagesse naturelle : la philosophie, lapproche mtaphysique. But : lexistence de voies philosophiques probantes largement suffisantes pour poser linstant, le lieu et lexistence de la Source transcendantale de la vie humaine ; montrer quen mme temps que la Vie personnelle de lenfant, cest cette Source sacre et le Crateur qui sont dsormais agresss par la Culture de Mort. 9- La question philosophique : de lapproche thique lapproche raliste : 9-1 (Personne et Acte de K. Wojtyla), avec la dfinition de Boce de la Personne : La personne est une substance individuelle de nature rationnelle : situation paradoxale de notre poque o la mtaphysique insiste sur la dimension relationnelle de la personne, donc sur sa raison et sa libert, tandis que les sciences de la vie mettent en lumire son individualit, donc sa substantialit. La dfinition de Boce rconcilie ces deux ples (ouverture de la raison et clture de la substance) qui ne sont antagonistes que pour une anthropologie de type dualiste (Ontologie et Ethique). 9-1-2 (Individu et personne) A la question : comment penser lhomme selon la doctrine naturaliste : comme lest lindividuation animale, ou autrement ?, la rponse sera souvent donne par la distinction entre individuation et personnalisation : (La personnalisation se manifeste par une me consciente doue dintelligence, de vie psychique, desprit et dautonomie de la volont, lesquels apparaissent au cours de lontogense ; ce nest plus lindividuation qui fait valeur mais le fait dtre capable de personnalisation qui donnera le critre de lthique de la respectabilit. Ainsi le respect humain est spar de lide dindividuation : la biothique va disputer sur le moment et lieu o elle apparat dans le processus embryonnaire Telle est la singularit de la position moderne Il faut rcuser lide que lindividu apparat au cours de lontogense : un individu a en soi-mme le principe de son dveloppement autonome (sans autre apport dindividuation : il sera ncessaire de le laisser se dvelopper en lui donnant la nourriture ncessaire tout au long de son existence depuis le commencement). Les changements de

matire et de forme dans lembryon seront radicaux mais cest le mme tre, la mme identit de lIpse, la mme personne Cette identit se dveloppe sur laxe humain depuis le commencement et saccomplira pleinement jusqu son achvement. Il sagit de prendre lindividualit comme une individuation qui court sur laxe du temps Il est difficile daffirmer quon na pas affaire un individu ds la premire cellule fconde : le zygote est un individu, lembryon EST cela. Ds le dpart il est tabli quil envoie et reoit des informations sur support biologique, sa relation la mre ne cesse de perdurer et samplifier au cours de sa gense. Il faut avoir lhumilit et le ralisme de constater que lhumanit passe par lengagement de ces structures et relationnelle et ontologique quon retrouve travers les tats de vie apparemment vgtative et que le nouveau ne cesse den merger. Sous peine de ractiver le dualisme de lme et du corps, de lme et du corps en sa ralit biologique La caractristique de ltre humain, cest cette trajectoire dun continuum sans rupture indiquant que cette cellule humaine est un embryon humain devenant toujours plus visiblement un tre pensant et libre). Philippe Caspar tire parti des donnes biogntiques que nous avons mises en lumire prcdemment et qui peuvent tre ordonnes en fonction de critres mtaphysiques. Il construit alors une organisation de ce type en s'appuyant sur la dfinition mdivale de l'individu : Individuum indivisum in se, sed est divisum a quolibet alio . Selon cette approche, l'individu se dfinit par deux proprits transcendantales de l'esse, l'unum qui exprime son unit ontologique et l'aliquid par lequel il est distinct de tout autre, et ce principe est pleinement suffisant pour penser l'individualit de luf fcond. Thomas d'Aquin dfinit d'ailleurs l'aliquid comme ce qui est divisum a quolibet alio et l'unum comme ce qui est non divisum in se. L'unit mtaphysique est cette proprit transcendantale qui dsigne la clture de l'ens sur lui-mme ; la distinction avec toute autre substance du monde signifie au contraire l'absolue singularit de tout ens. 9-1-3 (Soi et relation) En philosophie personnaliste, il faut dire que le soi existe avant le moi (Conscience) Ltre est donn lui-mme et, la fois, il est pour les autres (en tmoignera la conscience pour les autres quil existe, quil est) avant mme quil ne soit pour lui-mme (donc : avant la conscience intellective dtre) : Jexiste avant dtre psychiquement et intellectuellement moi-mme . Ce qui dailleurs ne veut pas dire que je ne sois pas lumineusement et librement moi-mme ds que jexiste. Ce dbordement est la marque de l'tre humain car ltre humain est un sujet non pas un objet. Mais il faut, partir de l, aller plus loin et dire : lautre nest pas seulement sujet ; linterpersonnel nest pas puis par lintersubjectivit ; autrui nest pas un autre ego , autrui peut tre un objet, peut ne pas tre un sujet conscient, comme il peut tre un

sujet conscient. Le zygote en est lillustration, la figure la plus pauvre, la plus radicale, et la rponse cette question : quest-ce quest lautre , quest-ce quest un homme ? A propos de la vision kantienne sur la personnalit, sur la valeur intrieure absolue dun tre : elle est non relative moi , ce nest pas moi de lui attribuer cette valeur d absolu : il la et on la lui reconnat. Discuter de savoir si lon peut attribuer ce critre quelquun cest ne respecter ni la personnalit ni sa dignit humaine : Personne na donner une valeur un autre homme / tre humain : chacun a le reconnatre. Lide de la morale kantienne, cest que lexistence humaine constitue une valeur absolue. Cette vidence se perd notre poque qui fait disparatre le paradigme des Droits de lhomme en mettant des conditions au respect de lhomme (seuils dhumanit, dlais fixs son humanit, vision de lhomme hors de son lien avec le divin-transcendant de lhomme). 9-1-4 La philosophie de la relation : c'est encore une raison philosophique qui nous confirmera ces prmisses dordre spculatif : ce n'est pas la relation qui constitue la ralit du sujet, mais bien plutt, c'est la ralit du sujet qui permet la relation interpersonnelle. Il ne pourrait y avoir de relation intersubjective et interpersonnelle si la ralit des personnes n'existait pas. Suivons le principe thomiste selon lequel operatio sequitur esse, que nous voulons ici traduire : pour entrer en relation, il faut exister. Le concept de relation du bhaviorisme et du sociologisme est tout fait absurde comme la tentative d'liminer tout principe mtaphysique de la ralit. La relation sociale n'a pas seulement une valeur culturelle, mais elle est inscrite dans l'ontologie de la personne comme tant co-essentielle la personne : Heidegger l'appelle Mitsein (tre avec), Jaspers l'appelle communication, Gabriel Marcel l'appelle communion. Ils veulent signifier que c'est l'existence personnelle qui exige l'ouverture sociale et qui la fonde, et non le contraire. 9-2-1 Comment se pose la question en philosophie du moment de la cration par Dieu de lme spirituelle dans lembryon humain ? (Aux temps mdivaux il tait entendu que lidentit de lhomme reposait sur sa personnalit et la doctrine de lanimation sur la prsence dune me (dite : spirituelle, humaine) : lhomme est le rsultat de la gnration humaine (comme produit de la nature : produit naturellement de faon sexue par ses parents) et de la transcendance de lhomme contenue dans son origine (dans une assomption de sa chair par un esprit transcendant : lhomme nest pas seulement un vivant parmi dautres - il est cr spcialement par Dieu). Ce qui fait sa dignit humaine, et la fonde, cest son origine (transcendante) et cest delle que dcoule lattribut qui lui est rattach du respect humain : tre au croisement du biologique et du divin ; assomption de la chair humaine par Dieu qui assume et donne une ralit dtre substantiel. Cette individuation spciale est perdue par la science moderne : car cet entre-l de Dieu et de la nature serait, pense-t-on, inobservable ( Dr Blehaut)

Le dveloppement de la science exige du philosophe dtre plus prcis et plus exigeant que par le pass dans la dmarche qui lui est propre. La philosophie raliste repose sur lexprience du rel, or nous ne pouvons pas avoir mmoire intellective de lexprience embryonnaire : il est vrai que nombre de ce que nous savons de lembryon nous vient de la science ; la science de son ct est incapable de saisir ce quest lme, car cette dernire nest pas mesurable ni reprable en ses effets, et plus forte raison est-elle incapable de saisir lacte crateur de Dieu. Certes la biologie nous indique lindividuation dun gnome propre un vivant distinct des parents, mais nous ne pouvons pas passer directement de cette conclusion de la science biologique sur le gnome laffirmation philosophique de lexistence dune me spirituelle dans le principe du dveloppement embryonnaire, car il ny a pas de continuit, du point de vue pistmologique, entre la connaissance biologique du gnome et la dcouverte philosophique de l'me. Le philosophe ny verra tout dabord quune raison de convenance qui ne repose pas sur lvidence dun jugement dexprience. La philosophie doit donc approcher la question autrement, par voie de sagesse et par voie inductive. 9-2-2 Dans un jugement de Sagesse, cest--dire dans le regard de lEtre Premier Crateur de tout ce qui existe, on pourra dire que tout corps originel humain, fruit de la fcondation, et engag vers lindividuation du gnome est, a minima, ordonn lme spirituelle pour constituer avec elle une personne. A plus forte raison aprs lapparition individue de ce mme gnome. (Ds lors il est sacr ds le premier instant, sa dignit est intouchable en raison de la procration, qui est une uvre commune avec Dieu. La procration est une alliance naturelle avec Dieu, parce quelle implique le concours de Dieu qui rpond linitiative sponsale par la cration de l'me spirituelle. De sorte que toute atteinte contre cette ordination sacre disposant une vie biologique recevoir la cration de l'me spirituelle brise et lalliance naturelle de lhomme avec Dieu, et lordre de la sagesse de Dieu, et lintention cratrice de la paternit vivante de Dieu prsente dans lorigine embryonnaire. Aller contre la sagesse divine est une infraction moralement plus grave que celle de tuer un homme (mme si les hommes de ce temps ne sont pas sensibles ce niveau de rflexion philosophique parce quils ont perdu le sens de Dieu) 9-2-3 Par ailleurs, les convenances de la mtaphysique de la personne ont prouv une difficult expliquer la position de lanimation immdiate, formulant ainsi la notion de personne potentielle pour y remdier : Si Dieu cre un tre pleinement humain, son acte de cration doit se terminer la personne : corps, me et esprit vivant substantiellement unis dans ltre cr par Dieu. La science nous montre bien un corps vivant et humain, mais

non encore en capacit dexercer une vie consciente intellective ; il sagirait alors dun corps qui se dispose recevoir lme spirituelle, habit de cette dignit qui trouve son fondement dans lintention cratrice de Dieu : la dignit mtaphysique de ce corps originel ne lui viendrait donc que de la Sagesse cratrice de Dieu qui le porterait vers la cration de lme spirituelle et le statut de personne. 9-2-4 Ce nouvel agnosticisme doit couter les lments de rflexion suivants : au sens strict, pour quun corps soit form, et non plus informe, il ne lui faut pas des organes (forme morphologique), mais une matire ordonne la forme (forme eidtique ou naturelle), tel est le principe hylmorphique dAristote, or le zygote est bien ordonn la vie spirituelle, cest une matire organise sa forme propre grce au gnome. 9-2-5 Argument de convenance pour une intervention cratrice de Dieu au premier instant : il ne peut pas y avoir de cause diminuante en ontologie : Linitiative sponsale et son alliance naturelle avec la Sagesse cratrice de Dieu portent donc une personne potentielle dans le poids ontologique de lunit sponsale travers le support biologique de la tension des patrimoines gntiques du pre et de la mre jusquau terme du processus de fcondation. Ce poids ontologique de lunit sponsale porteuse de lalliance procratrice va perdre son support corporel (aprs la conjonction des dits gamtes en place du zygote) avec lapparition dune nouvelle individuation biologique ds que le nouveau gnome va oprer sa premire mitose : il nest donc pas raisonnable de poser lanimation un stade ultrieur, cette alliance naturelle des parents avec lintention cratrice de Dieu ayant besoin dun support organis et incarn pour demeurer. 9-2-6 Les objections philosophiques dun corps non form, incapable dexercer un tat de conscience, de jugement, ou damour agissant personnel : fragilit des fondements pistmologiques de ces positions : (Ces objections lient la vie sensorielle l'apparition des neurones - affirmant par exemple que le systme nerveux est principe organique de la sensibilit - en oubliant que les animaux les plus rudimentaires comme les protozoaires sont capables de sensation (tactile)sans possder de systme nerveux.) (Ces positions nient galement la ralit avre ne serait-ce que dordre biologique des changes dinformation tablis entre le gnome et la mre.) (Voir par ailleurs J. Seifert montrant comment et pourquoi ltre subsistant de la personne humaine et ses puissances fondamentales et facults prcdent toutes leurs actualisations : Vita e Pensiero,1989, chap.9 ; do on ne pourra plus conclure que si une personne humaine ne peut pas sexercer comme personne, elle nest pas une personne. Rsolution des objections dordre ontologico-anthropologique : la matrialiste, lactualiste, lhylemorphiste, et

lpistmologiste, dans Leib und Seele, J.Seifert) (Elles nient enfin la ralit dun exercice spirituel de mmoire ontologique et de libert primordiale, lesquelles nont pas besoin par nature de cerveau ou de science acquise, le support de la mmoire gntique tant bien prsent ds le dpart pour soutenir lacte intime qui lui correspond.) 9-2-7 La possibilit du spirituel humain affectif et intellectif ne sexprimant que potentiellement travers le corps embryonnaire et les deux difficults que cela soulve lanalyse philosophique. (La vie de lesprit humain aurait besoin au moins dune possibilit lmentaire dun sens du toucher pour pouvoir tre suppose en puissance, et ce sens du toucher ne semble pouvoir tre pos quau stade de lapparition de la membrane cellulaire du blastocle. De mme pour le besoin dun fondement lmentaire relationnel dans une unit nerveuse organique pour pouvoir tre en puissance de communion, qui ne pourrait pas tre pos non plus avant la fixation sur la paroi utrine maternelle.) Rsolution de la difficult par la prsence actue de la mmoire ontologique, qui trouve son organisation corporelle pleinement forme dans la mmoire gntique. Par dfinition, la Mmoire se reoit elle-mme dans la lumire et dans lamour, avant que des actes adultes ne la perfectionnent dans laffectivit et dans la raison. 9-2-8 Voie daccs philosophique la dmonstration de l'existence dune opration spirituelle propre au nouvel tre par la Mmoire ontologique, propose comme principe de la recherche, comme un prolongement des affirmations du Concile Vatican I sur la question de la dmonstration philosophique de lexistence dun Etre Premier Crateur de tout ce qui existe (Elments anthropologiques, mtaphysiques (modalits de lActe), et de Sagesse (Transcendantaux) permettant daboutir une conclusion acceptable par tout philosophe dans cette recherche de la vrit sur lhomme et sur Dieu : lexistence de la Memoria Dei augustinienne est une donne anthropologique que lapproche mtaphysique ne peut qutablir comme ncessaire aprs la dmonstration rationnelle de lexistence du Crateur, et de la cration de l'me humaine par Dieu. Le gnome, mmoire gntique, [statim ut materia est disposita per alterationem prcedentem, forma substantialis aquiritur materiae, Ia IIae, Q.11, a.3, 7,co.], est bien le constituant dun corps form requis pour lanimation spirituelle directe de cette mmoire.) 9-3 (Deux autres axes convergents par une rflexion base sur les principes dAristote) : 9-3-1 Aristote a donn une dfinition clbre de l'me spirituelle : Lme est l'acte (entlchie) premier d'un corps naturel ayant la vie en puissance , qu'il prcise : c'est--dire d'un corps organis , c'est--dire d'un corps qui est

principe d'opration propre ce vivant. Or, le zygote humain prsente cette organisation : il est principe d'opration humaine. Aristote et son analyse de lacte premier : les principes aristotliciens vont enfin pouvoir sappuyer sur un rel qui discerne trs clairement le gnotype (dynamique autonome et parfaitement organise du gnome), du phnotype (dynamique organise de lembryon morphologiquement reprable) dans une approche systmatique qui relve de l'pistm philosophique et qui montre bien que la diffrence pratique entre l'embryon prcoce et le ftus tardif est en fait quantitative et non qualitative. Dans un langage mtaphysique, le gnome est son dploiement dans l'organisation phnotypique ce que l'acte premier est l'acte second. Et la mtaphysique d'Aristote devient une ressource autorise pour exprimer cet acte intermdiaire entre puissance et acte achev : la distinction entre acte premier et acte second : Ainsi de la facult (puissance) ou du sommeil (acte premier) l'gard de la veille (acte second). Le dbat autour d'une personne potentielle par opposition une personne actuelle est faux. En effet, le pouvoir de voir, quand je ferme les yeux, est actuel et non pas potentiel, tout comme le pouvoir de marcher, entendre, penser, vouloir, aimer quand je dors. Le sommeil n'est donc pas la veille ce que la puissance est l'acte, mais ce qu'un acte premier est un acte second, ainsi qu'Aristote l'a montr. Finalement, la nature humaine personnelle de l'embryon se compare aux yeux lorsqu'ils sont ferms dans le sommeil : il leur faut attendre l'veil pour voir ; avant l'veil, ils ont l'essentiel mme si on ne peut dire qu'ils voient. Aussi parler d'une diffrence entre l'humain d'un ct et la personne de l'autre est-il un dualisme tout fait inadmissible. Nous affirmons donc que l'organisation gnomique est sa traduction phnotypique ce que l'acte premier est l'acte second, et non ce que la puissance est l'acte. Bon nombre de formulations contemporaines sont en dfinitive ambigus lorsqu'elles parlent de potentialit du zygote en camouflant la vrit sur son organisation actuelle. Nous pouvons dire qu'au sein du dploiement d'un mme processus, l'acte second exprime l'acte premier et en ralise l'intime finalit. La diffrence des deux types d'actes n'est donc pas de nature, mais de lordre du dploiement. Et tous les apports de l'embryologie et de la gntique nous montrent quel point le gnome est profondment orient vers son expression phnotypique. Rappelons trois faits rvlateurs : ds la fcondation, le zygote manifeste une activit intense qui ne cessera qu' la mort. De plus, cette activit est oriente : son "projet" est la constitution d'un adulte, laquelle se subordonnent toutes les activits biologiques. Enfin, ce projet se dploie avec une continuit et une rapidit de une dix milliards de cellules organises en neuf mois suscitant l'admiration de notre esprit. L'embryon est si organis en sa premire cellule qu'il peut en rsulter un adulte humain sans addition ultrieure autre que les nutriments assimils.

Pascal Ide fait remarquer qu'Aristote, dans sa dfinition de l'me, dit non seulement qu'elle est acte mais qu'elle est un acte premier (entlchia prot). On comprend son affirmation : L'me est l'acte premier d'un corps ayant la vie en puissance . Or nous avons dit que le zygote est organis comme acte premier. Donc on peut affirmer que le zygote est principe d'opration, plus prcisment principe mdiat de toutes les oprations. Dit autrement, les organes existent dj en acte dans les chromosomes, en acte premier, sous la forme de l'organisation active gnotypique. PO Arduin 9-3-2 La personne est un individu de nature raisonnable, c'est--dire apte poser les actes propres lesprit. Or, ds la fcondation, nous sommes en prsence d'une individualit nouvelle et d'un tre dou d'une activit proprement humaine. (Aristote et lanalyse de la mmoire : exis et pathos.) (Porphyre propos de Plotin retrouvant ce pathos didentification ltat dexistence, le soi en tant quimage de Dieu, le Bien en soi : la mmoire est premire, subsistant la source mme de lentendement et de la volont ) BASE DEMONSTRATIVE POUR LUN ET LANIMATION DU GENOME 9-3-3 Dmonstration analogique synthtique par la conjonction de ses cinq voies daccs 1/ Voie daccs philosophique la dmonstration de lexistence dune opration spirituelle propre au nouvel tre par la Mmoire ontologique : On proposera ici une induction analogique synthtique sur la ncessit de lexistence de cette Memoria ds le gnome. 2/ Lanalyse de lacte premier dAristote confirmera cette dmonstration : Les organes existent en acte dans les chromosomes, en acte premier, sous la forme de lorganisation active gnotypique. 3/ Troisime argument de base pour une intervention cratrice de Dieu au premier instant : Il ne peut pas y avoir de cause diminuante en ontologie : Linitiative sponsale et son alliance naturelle avec la Sagesse cratrice de Dieu portent donc une personne potentielle dans le poids ontologique de lunit sponsale travers le support biologique de la tension des patrimoines gntiques du pre et de la mre jusquau terme du processus de fcondation, et seulement jusqu ce terme. 4/ La Mtaphysique de lindividuation porte avec elle lEnergeia de cette dmonstration analogique du ct de la matire vivante et de la substance. 5/ La ncessit Ethique du Bien se conjoint la ralit mtaphysique de lUn. LUn devient lobjet originel de lintriorit vivante libre dans le Don, montre que lEthique ne peut rien comprendre aujourdhui, ne peut rien dire sans cette mtaphysique primordiale de lUn et du Bien. Les cinq modalits de lActe posent la ncessit de

poser dans lUn une puissance originelle de libert, de vie, de Bien, dans le devenir substantiel de lontologie humaine. 9-4 (Approche mtaphysique ultime : les deux manires de regarder la Prsence du Crateur), ((distinguer le continuum de la Prsence de conservation dans ltre et la Prsence vivante et paternelle relle de la relation de Crateur crature en notre monde, instant unique et isol)) 9-4-1 Dans le langage courant, nous ne disons pas que nous sommes crs actuellement par Dieu, mais que, un jour, nous avons t crs par Lui. En ralit cependant, cest bien tout instant que notre existence humaine reoit de Dieu ce qui fait la ralit de sa cration, savoir tout notre tre. Il ne faut donc pas dire que Dieu cre les tres un certain moment et non aux moments suivants, mais quIl les cre avec leurs moments et leur dure, y compris le premier moment. Par surcrot, Dieu conserve dans lexistence ceux quil a crs et les soutient de sa sollicitude et de sa Providence. Toutes ces proximits de la prsence cratrice de Dieu sinscrivent dans une permanence, un continuum qui attend de nous gratitude, adoration, remise de tout nous-mmes au cur de cette dpendance gratifiante qui fait toute la dignit de ltre humain. Si cependant nous avons coutume de pressentir comme un moment privilgi, unique et sacr le premier moment de notre advenue lexistence, dans un commencement de cette relation cratrice, ce nest pas sans raison : le Crateur, Etre premier et Source de tout ce qui existe, en cet instant initial et unique pour nous, Sest rendu prsent nous en y communiquant lesprit vivant. Et cela ne sest produit quune seule fois. Ralisant alors lunit substantielle entre le corps, me et lesprit, Il a t en cet instant et en ce lieu du principe embryonnaire, et en cet instant et ce lieu seulement, Donateur de vie, Crateur et Pre de notre animation, de notre libert vivante, de notre subsistance rationnelle et immortelle. Et cette Prsence Personnelle, vivante, Lumineuse, Paternelle, mtaphysique et divine la fois na pu jaillir que dans cet instant initial. (Ainsi les agressions contre linnocence et la dignit humaine : avortement, chosification de lembryon natteignent-elles et ne blessent-elles quindirectement la prsence continuelle de Dieu. Mais, lorsquelles sattaquent lorigine de la vie, elles viennent ici se muer en agression directe contre la Prsence vivante de Dieu et en abomination dans le Sanctuaire de la vie. Une libralisation lgalise de cette agression contre larbre de la vie ferait reposer la responsabilit de cette abomination transcendantale sur la collectivit humaine toute entire, ce quil faudra viter tout prix.) 9-4-2 (Il suit la ncessaire et libratrice distinction entre deux dignits sacres qui se conjoignent dans le principe de

la vie embryonnaire : la Vie et la Source transcendantale de la vie) Le terme de la relation vivante de Crateur crature en notre monde et en notre temps ne peut se situer ailleurs que dans le lieu et linstant de la conception, lieu et instant de la cration de lme immortelle donne directement par Dieu. L est le lieu de la rencontre de lEtre et de la Vie, de lUnit du visible et de linvisible, du Don et de la libert du Don, de la paternit cre et de la paternit incre, de la subsistance spirituelle et de la prsence de lActe, de la matire et de lesprit, de la dpendance au Crateur et de la libert du cr, de lUn et du Multiple, de la loi ternelle et de la loi naturelle, Le premier instant est le tabernacle du monde, le corps originel est le Saint des Saints de toute sacralit, la Mmoire de Dieu (Zikaron) en tmoignera en chaque acte de vie pleinement humaine. La plnitude humaine : agir en la Mmoire de cela. Celui qui cherche pntrer ce Sanctuaire est menteur, sducteur, homicide, au cur du Principe lui-mme : il est abominateur de lUn et du Bien en soi. 10- Appel de lEglise une union profonde de toutes les reprsentations religieuses, sur la base de leurs convictions internes : jalons pour une exposition commune des vrits rvles dans les commandements de Dieu et dans la foi au Dieu Pre et Crateur de lHomme. Exgse rabbinique, exgse du Coran, sur le processus de la vie embryonnaire, aptes en tant que telles confirmer lassentiment des religions du Livre sur la question de lanimation immdiate. 10- La lumire de lapproche religieuse et des religions monothistes : confirmation des approches personnalistes, philosophiques, rponse aux attentes de la responsabilit politique, des intuitions culturelles et de la conscience populaire. Le Christ, Unit vivante de lhomme et de Dieu : Dieu la exalt, lui donnant le Nom qui est au-dessus de tout nom, Lumire qui claire le monde, cl de comprhension du Mal et source de tout Bien. 10-1 (A la lumire de la gense : innocence divine originelle trompe et dchue, innocence divine du nouvel Adam crucifie et glorieuse, innocence divine originelle de lenfant bafoue et silencieuse) 10-2-1 : Tradition rabbinique

De lavis de tous les Sages dIsral, cest une vrit constante, certaine, incontestable que Dieu donne, lenvoyant du ciel, lme pure tout homme ds le principe de sa formation dans le sein maternel . Rabbi Manass Ben Isral (autorit inconteste de la tradition doctrinale) Dans le tout premier chapitre de la Gense, dans l'histoire de la cration. Au verset 27, nous apprenons que : " Dieu cra l'Homme son image ; c'est l'image de Dieu quIl le cra". Et les rabbins posent la question du sens de cette affirmation. Comment comprendre en effet que Dieu cre l'Homme son image, alors quIl n'a Lui-mme pas d'image ? A cette question, le Midrash, c'est--dire la tradition orale juive, rpond de la manire suivante : "Tout comme Dieu est unique, l'Homme cr son image est, lui aussi, unique". L'unicit de Dieu se reflte et se retrouve dans l'unicit de l'homme. Le clonage humain vient modifier cette donne de base du judasme et des religions monothistes () Alors, il ne s'agit pas, pour nous, de nous opposer au dveloppement des sciences qui, dans leur grande majorit, profitent l'ensemble des socits humaines, mais simplement de rappeler qu'il y a des dbordements que l'on ne peut pas accepter, car ils touchent au plus profond de ce qui fonde notre humanit. Dans notre tradition juive, et dans la tradition judo-chrtienne, tre monothiste c'est non seulement croire en un Dieu unique, mais c'est aussi croire en l'unicit absolue de chaque tre humain. (Rabbin David Meyer, 1997 Bruxelles) Les mystres du dveloppement prnatal ont fascin les Sages du judasme, et ils russirent discerner de nombreux points inconnus concernant la cration de ltre humain, bien avant que les sciences modernes natteignent aux donnes correspondantes. Le Midrash indique en effet que lembryon est cr lorsque la fertilisation a russi : quand la goutte blanche (lovule) fusionne avec la semence. Lembryon alors se dveloppe dans lutrus, lequel est plein de sang (Yalkut, Job 905). Dans lhistoire de la science moderne, lovule humain ne fut dcouvert par Baer quen 1827, tandis que lexistence du spermatozode ne ltait quen 1677 par Hamm et Leeuwenhoek. Dans de nombreux cas, les affirmations embryologiques du Talmud toutes affines de spculation et dintuitions philosophiques quelles fussent, sont bel et bien confirmes par les faits dordre scientifique contemporains. Voyez par exemple le passage suivant : Nos sages nous apprennent : Il y a trois partenaires dans la cration de lhomme : le Trs-Haut, son pre, et sa mre. Le pre y contribue ..... La mre y contribue travers son ovule....... Le Tout-Puissant y contribue en apportant lesprit, lme, la beaut des traits, la vision, le pouvoir dentendre, la capacit de sexprimer et davancer, et de connatre. ... Comme le commentait Rashi, cela veut dire que lme est semblable du sel qui prserve le corps lorsque lme le quitte, le corps se dcompose. (Niddah 31)... Nous trouvons cette parole dans la Tradition (Kabbalah): Ne mas-tu pas coul comme on fait couler du lait, ne mas-tu pas paissi

comme on fait cailler du fromage ? Tu mas revtu de peau et de chair, Tu mas tiss dos et de nerfs. Tu mas gratifi de vie et de ta faveur, et Tu mas visit de ta protection et de ta garde en mon esprit. (Niddah 25 [en fait il sagit de Job 10, 10]) ..... Selon le Talmud, il nexiste pas de moment meilleur pour la personne humaine que celui quil a pass dans le sein maternel (Niddah 30) ; et ceci pour une bonne raison que voici. Lenfant dans le sein se voit enseigner toute la Torah, mais quand vient pour lui lheure de la naissance, un ange vient le toucher aux lvres, faisant en sorte que lenfant oublie tout ce qui lui a t enseign (Niddah 30). Cette belle lgende, qui dit hautement que lhomme atteint un trs haut niveau de vie spirituelle dans le sein maternel, peut bien expliquer la somme immense de soin et de dvotion quon doit avoir pour lenfant non-n, ce qui appert de manire vidente si on considre toutes les lois regardant le statut du ftus, ainsi que toute la Halakhah (loi Biblique) relative lavortement Finalement, un concept important, qui est la base de tous les prceptes concernant le statut embryonnaire se trouve dans ce point de vue que mme pendant les quarante premiers jours aprs la conception, lembryon (qui se dveloppe ensuite comme un ftus) possde une me. Un Rabbi qui fait autorit doit tre consult pour les seuls cas durgence grave dordre mdical qui placent la famille dans le choix faire entre la vie de lembryon et celle de la mre (Seridei Esh 3:96. Refuah Leor Hahalakha, Institute for Medical Research According to Halakha ; J-m 1980). Dans la Mishnah, fondation du Talmud, on retient une conversation entre lempereur romain Antoninus (Marcus Aurelius) et le Rabbi Yehudah. Rabbi Culi le rapporte ainsi : Il fut galement demand au Rabbi Yehudah, Quand lme entre-t-elle dans le corps ? Est-ce quand il est dcrt dans les cieux que la mre va concevoir, ou doit-on attendre que se soient dvelopps de la chair, des os et des nerfs ? Rabbi Yehudah rpliqua, Lme ne peut venir tant que lembryon nest pas compltement dvelopp. Antoninus alors lui dclara, Comment est-il possible pour luf fcond de survivre sans une me? On voit bien que si un morceau de viande est laiss l sans prservation, il pourrit et devient immangeable. Voil pourquoi je maintiens, moi, quil est dcrt que ds quune femme conoit, lme entre dans luf fcond. Le rabbi tomba daccord avec lui ; et quand il racontait cela il disait, Cela je lai appris grce Antoninus : lme est prsente mme avant que lembryon soit form. Lme est prsente. Voil ce quil est correct de dire. 10-2-2 : lIslam LIslam dans ses textes fondateurs montre que Dieu cre lme humaine ds la premire cellule : ds que lon peut dire de la nutfa quelle est masculine ou fminine (cest bien dans le premier gnome).

- Les interprtations concordantes de l'Islam, dans les trois Hadith qui parlent de la conception et de lanimation cratrice : les points communs sont : 1) la formation certaine physique de lembryon ds le dpart, 2) lintervention directe du Crateur, au Jour du Seigneur signifi par le chiffre 40, 3) que pour recevoir lme ltre cr par Dieu doit tre fix comme vivant de sexe masculin ou fminin, 4) que cest cet instant l quarrive lange de la cration, 5) que cela vient bien sr aprs que la semence se soit constitue clairement en nutfa (zygote) 6) cet instant-l elle reoit lme cre par Dieu. Ces textes sont donc formels : lanimation se ralise au moment o, face au zygote (cest dire une fois la fcondation ralise), la rponse la question : doit-il tre masculin ou fminin ? peut tre dfinitivement fixe. Pour lIslam, cest donc dans la premire cellule. (Islam/coran : Au Nom de votre Seigneur qui a cr : Il a cr l'homme partir dune `alaqa (quelque chose qui s'accroche) (Al-'Alaq 96: 1-2) - Deux versets en particulier dans le Qur'un concernent la question de lanimation : 1/ : Lui qui a cr toutes choses de la meilleure manire : cest par avec de largile [poussire liquide] quIl a cr lhomme. Pour cela, Il fabriqua son engendrement partir de la quintessence dun liquide mprisable. Cest alors quIl la constitua en une harmonieuse proportion, et souffla du dedans de lui son esprit. (As-Sajdah 32: 7-8) 2/ : En vrit, Nous avons cr l'homme partir d'une quintessence de terre boueuse [argile] : Pour cela Il le posa comme tant une petite quantit de liquide [(nutfa)] au fond dun logement, en scurit, fermement tabli [en luimme]. Alors Nous avons faonn la nutfa en quelque chose qui s'accroche [(`alaqa)], alors Nous avons form cet `alaq sous forme dun amas de chair mchouille [(mudgha)]...... Aussi bni soit Dieu. (Al-Mu'minun 23: 2-4) Le mot arabe, traduit ici par quintessence', [(sulale)], signifie 'quelque chose qui est extrait, mission de quelque chose d'autre, la meilleure partie d'une chose'. Il rfre la partie dun tout (Bucaille, M. The Bible, The Qur'an and Science: The Holy Scriptures Examined in the Light of Modern Knowledge, Paris: Seghers, 1993, p. 215) Pour cela, Nous l'avons plac comme une petite quantit liquide (nutfa) au fond dun logement, en scurit, fermement tabli [en lui-mme] : Le verbe arabe 'nutfa' est rpt dans divers chapitres du Qur'un, parfois il peut tre traduit par zygote. Le coran dit en effet : Lhomme na-t-il pas t une petite quantit de nutfa qui sest coule ? (Al-Qiyamah 75: 37).... Ce passage doit tre interprt en ce verset , comme parlant du zygote 'fermement tabli en scurit, dans son dpt'

(cest bien le lieu de croissance de lhomme dans lorganisme maternel qui est vis ici). Aujourd'hui, le zygote ce stade est appel morula, il est semblable une petite mre pleine de liquide. Il simplante dans lendomtre vers le 10 me jour aprs la conception, ce que le verset indique par lexpression : log en scurit, fermement tabli [en lui-mme] . Ensuite nous avons faonn la 'nutfa' en ''alaqa": 'Alaqa a deux significations en arabe : 'caillot sanguin' et il peut aussi vouloir dire : 'quelque chose qui s'accroche'. Les dcouvertes rcentes en embryologie ont bien montr que cest ce qui se passe vers le 20me jour. Alors Nous avons faonn cette ralit qui s'accroche ('alaqa) en un amas de chair mchouill [(mudgha)] : ici de la mme manire les observations scientifiques montrent bien vers le 25 me jour le zygote ayant la consistance dun mchouillis de chair. Jusqu'ici , les versets dcrivent l'volution physique de l'embryon. Les versets restants abordent laspect spirituel des origines humaines. Le premier verset (As-Sajdah 32: 9) tablit trs clairement ceci : Il souffla du dedans de lui son esprit ... tous les interprtes (Ibn Jarir Al-Tabari, Tafsir al-Tabari, Vol. 18, gypte: Matbaatu Mustafa Al-Babi, 1954, le p. 9 Fakhr ar-Razi, Tafsir al-Kabir, Vol. 6, le p. 275 Abu Hayyan al-Andalusi, Bahr al-Muheet, Vol. 6, Riyad: Maktabat al-Nasr, le p. 398) saccordent pour dire que ce passage se rapporte lanimation de par Dieu, laquelle est tablie ce stade. Dans As-Sajdah en effet, ces versets sont suivis immdiatement par dautres versets qui parlent de linstant o lme quitte le corps par la mort. Voir As-Sajdah 32: 11 : L'Ange de la mort, celui qui doit se charger de vous, aura le devoir de prendre votre me, et ensuite vous serez amens devant votre Seigneur . Voir galement Al-Mu'minun 23: 15 : Aprs cela, srement, vous mourrez . Ces versets indiquent que, recevant la vie ce stade, le zygote devient une personne qui mourra un jour pour tre amene devant son Seigneur. Cest donc bien aussi de lme aux instants de sa venue puis de sa sortie que parlent ces versets. Dans L'Islam, le premier livre entre tous, cest le Coran. Mais il y a galement les hadiths (le souvenir des paroles de Muhammad). Deux hadith sont relatifs la question de linstant de la cration de lme humaine. Un hadith dit : En vrit votre cration se ralise ainsi : ce qui vous constitue se rassemble pendant quarante jours dans le ventre maternel ; il devient une 'alaqa (quelque chose qui s'accroche) et une mudgha (un tas mchonn de chair) dans cette priode de temps. L'ange est envoy lui avec des instructions concernant quatre points ; aussi l'ange crit-il dfinitivement ce quil doit soutenir au sujet de cet tre nouveau : sa mort, ses uvres, sa chance et son malheur. Alors seulement, lme est insuffle en lui. (Al-Nawawi, Sahih-i Muslim bi-Sharh-i Nawawi, Kitab Al Qadar. Vol. 16, Hadith no.6390).

Un autre hadith explique : Quand la nutfa (le zygote) a t dpose dans le sein dans cette priode de quarante ou quarante-cinq nuits, l'ange vient et dit : Mon Seigneur, sera-t-il malheureux ou fortun ? et ces deux choses sont crites. Lange dit encore : Mon Seigneur, doit-il tre masculin ou fminin ? et tout cela est fix et crit. Ainsi que les uvres, la mort et les talents de sa vie. Cet crit est alors rang, et rien nen sera chang, rien ny sera ajout. (AlNawawi, op bourgeois., Hadith non. 6392). . Autre hadith : Quand quarante nuits passent aprs le moment o la nutfa (le zygote) a t produite dans l'utrus, Dieu lui a envoy l'ange et lui a donn sa forme : Il cre son oue, le sens de la vue, sa peau, sa chair et on dit : Mon Seigneur, doit-il tre masculin ou fminin ? Et votre Seigneur dcide ici ce qu'Il veut ; cest cet instant que l'ange fixe la chose : elle est crite. (Al-Nawawi, op bourgeois., Hadith non. 6393). Avant de commencer donner l'interprtation de ces hadiths, il serait juste dapporter quelques commentaires. Chacun sait que la diffrenciation sexuelle de ltre humain est dtermine ds la premire cellule, au dpart de la conception, par sa structure chromosomique ; certes lpoque des hadiths (fin du 8 me sicle, dbut du 9me sicle), lon ne pouvait percevoir morphologiquement cette diffrenciation sexuelle que vers ce quarantime jour. Le hadith ne dit pas du tout que cest seulement au quarantime jour que la dtermination masculine ou fminine est donne, mais que le moment o celle-ci est fixe dtermine le moment rvl de lintervention de Dieu dans la solitude divine. En effet ce nombre de 40 est bien connu pour sa signification divine dans la Rvlation (quarante symbolise lintervention fconde de Dieu dans la solitude du dsert) : il montre aussi, ce qui est parfaitement exact, quil y a quarante jours entre ce qui est crit par lacte paternel et crateur de Dieu (gnotype), et lheure o cela se voit lil humain (phnotype). Nous l'avons accompli comme une nouvelle cration (Al-Mu'minun 23: 14) signifie bien cela. Dans ces trois hadiths les points communs sont la formation certaine physique de lembryon ds le dpart. Pour recevoir l'me, et tre une personne humaine part entire, ltre doit tre fix comme vivant de sexe masculin ou fminin : et cest l quarrive lange de la cration, aprs bien sr que la semence se soit tablie clairement en nutfa (zygote) : cet instant mme elle reoit lme cre par Dieu. Les trois hadiths sont formels, cela se ralise au moment o, face au zygote (la fcondation une fois ralise), la rponse la question : doit-il tre masculin ou fminin ? peut tre dfinitivement fixe Suite : position des Eglises rformes, suivie dlments dexgse biblique apportant une lumire sur la cration de Dieu dans le processus de la vie, aptes en tant que telles confirmer lassentiment des religions du Livre.

10-3 Religions chrtiennes issues de la Rforme Le protestantisme affirme la pleine personnalit de tout enfant ds quil est conu : Les textes des fondateurs de la Rforme drivent dune lecture de lEcriture, et vont servir de lien une embryologie proto-protestante semblable celle dessine par les premiers pres de lEglise tout de suite aprs le temps des Aptres : ces positions sopposrent la pr-existence de lme platonicienne, la formation tardive dAristote, comme la position matrialiste de la nonexistence de lme. Ils affirment lexistence simultane, la conjonction contemporaine, et linteractive coopration dun corps qui va se dvelopper avec une me qui va se dvelopper avec lui ; le tout prcisment ds le premier moment de la conception. Telle est la position unanime des autorits enseignantes du protestantisme : tout le moins cest la vision de : Martin Luther, Jean Calvin, la Confession de France, la Confession cossaise, la Confession belge, la Confession anglaise inscrite en ses 39 Articles, la Confession de Heidelberg, Zacharias Ursinus, la Seconde Confession helvtique, et Bartholomew Keckermann telle est galement la vision des Canons de Dordt, de Jean Wollebius, de la Dclaration de Thorn ou encore de la Confession Polonaise, des Standards de Westminster, de Jean Owen, Franois Turretini, et Lonard Riissen. Il est clair quon retrouve ces affirmations plus tard chez : Jonathan Edwards, Charles Hodge, A.A. Hodge, Robert Dabney, William Shedd, Franz Delitzsch, Benjamin Warfield, Abraham Kuyper Sr., Herman Bavinck, J. Gresham Machen, A.G. Honig, et J. Oliver Buswell Jr. etc. Exemples : - Nous les hommes sommes venus dj lexistence "ds le premier moment o nous sommes dans le sein maternel" , Dieu "nous a faonn dans le ventre de notre mre" mme si "lembryon, une fois conu, ... na pas de forme. Calvin (commentaire sur Ps. 51:6) - A. Kuyper : Et ici nous confessons que ceci ncessite un acte direct de Dieu.... Ce fut une chose excellente que nos Thologiens Rforms aient constamment prch le crationnisme.... Car en ce qui concerne son origine la plus profonde, lme de lhomme doit tre dite directement lie au corps par Dieu en Personne.... - Nos Pres explique le Thologien rform le Professeur Dr. Abraham Kuyper Sr. (1837-1920) (qui appartient lcole classique du Calvinisme), adhrent ce quon appelle la notion de 'cration' ce qui veut dire, la confession selon laquelle une me vient exister non pas par la vertu de la reproduction mais en vertu dun acte crateur de Dieu. Cependant, ils ont galement maintenu que cette me est cre dans ltat de puret. Ce nest pas seulement la naissance, mais la conception elle-mme que lme se saisit en son opration vitale propre et distincte de celle de ses parents. Ainsi, ce nest pas la naissance, mais bien plutt la conception elle-mme, que la course peccamineuse de ces oprations vitales se saisit elle-mme ds le premier moment. [Common Grace,

Kampen: Kok, 4th ed., p. 438] . - Amsterdam's Free University Professor of Ethics, Rev. Dr.William Geesink (1854-1929) : [A propos des Lord's Ordinances de Kampen: Kok, 2me d., II pp. 271 & 277f.] Le fruit vit ds le premier moment de la conception il vit travers tous les moments de son dveloppement dans le sein maternel. Car aussitt que la cellule-sminale paternelle a pntr et fructifi la vivante cellule-uf de la mre la vie nouvelle de lenfant a bien commenc, en son indivisible unit (origine dans les deux parents la fois).... Derrire cette advenue dune nouvelle vie humaine, il y a encore une autre cause plus profonde encore. Il sagit de lopration de la Toute-Puissance omniprsente de Dieu. Cest bien ce pouvoir de Dieu, et donc Dieu Lui-mme que nous dsignons ici, lorsque nous lisons dans lEcriture [Psaume 139:15f] si soigneusement prcise : ma substance [ou structure corporelle] ntait pas cache de Vous alors que jtais fabriqu en secret et que jtais artistiquement faonn dans les parties profondes de la terre . - A lorigine, les Docteurs de lEglise chrtienne prchrent cette opinion que lme est cre et unie au zygote au moment mme de la fcondation.... [A.G. Honig: Reformed Dogmatics, Kok: Kampen, 1938, pp. 332f & 361-65 (prenant galement note du caractre nettement crationniste, traducianiste ou gnrationiste de ces opinions dorigine :] par le Souffle de la vie.... Ainsi, lme de lhomme a t cre directement par Dieu. Les Thologiens Rforms contemporains... tiennent eux aussi cette opinion : lme est cre linstant de la conception. Cest notre point de vue galement : notre corps est bien le vhicule de lme... Dieu cre lme en lunissant au corps et sous ce rapport, Il lunit en mme temps la race des hommes partir de laquelle cet tre humain va bientt natre. 10-4a (Lumire sur les trois premiers commandements donns par Dieu Mose) : Il faut toute la foi et la vie spirituelle intense d'une Madeleine Delbrl pour dtecter le mal, insidieusement cach sous l'apparence du bien : Si l'esprit du mal a fait le pch en sparant l'homme de Dieu, jamais, semble-t-il, il n'a situ cette rupture un point aussi capital et aussi ambigu : il l'a situ trs exactement entre le premier et le second commandement : il a demand la haine de Dieu au nom de l'amour des hommes. 10-4b (Approche biblique des prophtes : de lArbre de vie lAbomination) Voici : la Vierge conoit un fils auquel on donnera le nom dEmmanuel, ce qui se traduit : Dieu avec nous (Is. 7,14) 104-1 Exgse de la cration par Dieu de la vie humaine - Lhomme est faonn, form, tiss par Dieu dans le sein maternel. Ps 139/138 ; Ps 22/21,11 ; Ps 71/70,6 ; Jer. 1,4-5 ;

Job 10,8-12. - Lhomme est inscrit dans le Livre de Vie (Ap 3,5 ; 21,27 ; Phil 4,3) : (Ds que lovule est fcond, sa vocation est dj consigne dans le livre de la vie commente Jean Paul II, EV. 61 : La vie humaine est sacre et inviolable dans tous les moments de son existence, mme dans le moment initial qui prcde la naissance. Depuis le sein maternel, l'homme appartient Dieu qui scrute et connat tout, qui l'a form et faonn de ses mains, qui le voit alors qu'il n'est encore que petit embryon informe et qui entrevoit en lui l'adulte qu'il sera demain, dont les jours sont compts et dont la vocation est dj consigne dans le livre de vie (cf. Ps 139/138, 1. 13-16). L aussi, lorsqu'il est encore dans le sein maternel comme de nombreux textes bibliques en tmoignent , l'homme est l'objet le plus personnel de la providence amoureuse et paternelle de Dieu. - La cration de l'homme l'image de Dieu le confie un destin de vie pleine et parfaite (Gn 2, 7 ; Sg 9, 2-3) - La cration de ltre humain lui donne la pleine humanit dHomme ds le dpart : Homme et femme il les cra, il les bnit et leur donna le nom d'"Homme", le jour o ils furent crs. (Gn 5, 1) - L'existence de tout individu, ds son origine, est sous le regard de Dieu : Avant mme de te former au ventre maternel, je t'ai connu ; avant mme que tu sois sorti du sein, je t'ai consacr. (Jr 1, 5) - Job, du fond de sa souffrance, s'attarde contempler l'uvre de Dieu dans la manire miraculeuse dont son corps a t form dans le sein de sa mre ; il en retire un motif de confiance et il exprime la certitude d'un projet divin sur sa vie : Tes mains m'ont faonn, cr . Souviens-toi : tu m'as fait comme on ptrit l'argile ... Ne m'as-tu pas coul comme du lait et fait cailler comme du laitage, vtu de peau et de chair, tiss en os et en nerfs ? Oui tu m'as gratifi de la vie et tu veillais avec sollicitude sur mon souffle . (Jb 10, 8-12). - Des accents d'merveillement et d'adoration pour l'intervention de Dieu sur la vie en formation dans le sein maternel se font entendre galement dans les Psaumes : J'tais encore inachev, tes yeux me voyaient (Ps 139/138, 16). - La vie originelle de lhomme est un don gratuit de Dieu, comme lexprime la mre des sept frres : Je ne sais comment vous tes apparus dans mes entrailles ; ce n'est pas moi qui vous ai gratifis de l'esprit et de la vie ; ce n'est pas moi qui ai organis les lments qui composent chacun de vous. Cest bien le Crateur du monde qui a form le genre humain et qui est l'origine de toute chose. (2 M 7, 22-23). - La vie originelle est une reproduction du divin et un appel : Appels ... reproduire l'image de son Fils (Rm 8, 2829). - La vie originelle est un Prologue : La vie s'est manifeste, nous l'avons vue (1 Jn 1, 2). Quand ? Prologue : linstant o nous sommes venus en ce monde (Jn 1, 1 svts) ; alors : Ce qui tait ds le commencement, ce que nous

avons entendu, ce que nous avons vu de nos yeux, ce que nous avons contempl, ce que nos mains ont touch du Verbe de vie car la Vie s'est manifeste : nous l'avons vue, nous en rendons tmoignage et nous vous annonons cette Vie ternelle, qui tait tourne vers le Pre et qui nous est apparue , ce que nous avons vu et entendu, nous vous l'annonons, afin que vous aussi soyez en communion avec nous. (1, 1-3). Ce qui se dit de la vie nouvelle ne pourrait se dire si elle ne sappliquait galement la vie naturelle sortie des mains de Dieu. - Un germe de vie immortelle sy dpose, venu du Crateur dans le cur des hommes : Toutes les choses que Dieu a faites sont bonnes en leur temps ; il a mis dans leur cur l'ensemble du temps (Qo 3, 11). Ce germe de totalit et de plnitude attend de se manifester dans l'amour et de s'accomplir, par un don gratuit de Dieu, dans la participation sa vie ternelle. - L'homme apparat en ce monde comme une manifestation de Dieu, un signe de sa prsence, une trace de sa gloire (Gn 1, 26-27 ; Ps 8, 6). C'est ce qu'a voulu souligner galement saint Irne de Lyon avec sa clbre dfinition : La gloire de Dieu, c'est l'homme vivant . - la racine de lhomme est confre une trs haute dignit, dont le fondement vient du lien intime qui l'unit son Crateur : en l'homme resplendit un reflet de lautorit mme de Dieu. Le Seigneur Dieu prit l'homme et l'tablit dans le jardin d'Eden pour le cultiver et le garder (Gn 2, 15). -Les choses sont pour lui et confies sa responsabilit, tandis qu'il ne peut lui-mme, pour aucun motif, tre asservi ses semblables et de quelque manire tre ramen au rang des choses. Faisons l'homme notre image, selon notre ressemblance (Gn 1, 26). - La vie linstant o Dieu loffre l'homme est un don par lequel Dieu fait participer sa crature quelque chose de luimme. La vie que Dieu donne l'homme est bien plus qu'une existence dans le temps. C'est une tension vers une plnitude de vie ; c'est le germe d'une existence qui va au-del des limites mmes du temps : Oui, Dieu a cr l'homme pour l'incorruptibilit, il en a fait une image de sa propre nature (Sg 2, 23). - Notre vie ne vient pas de nous, ni de la nature : eux qui ne furent engendrs ni du sang, ni d'un vouloir de chair, ni d'un vouloir d'homme, mais de Dieu (Jn 1, 12-13). - Le rcit de la Visitation est une leon sur la primaut de la vie conue : Aussitt crit saint Ambroise se font sentir les bienfaits de l'arrive de Marie et de la prsence du Seigneur... Elisabeth fut la premire entendre la parole, mais Jean fut le premier ressentir la grce : la mre a entendu selon l'ordre de la nature, l'enfant a tressailli en raison du

mystre ; elle a constat l'arrive de Marie, lui, celle du Seigneur ; la femme, l'arrive de la femme, l'enfant, celle de l'Enfant. Les deux femmes changent des paroles de grce, les deux enfants agissent au-dedans d'elles et originent la ralisation du mystre de la misricorde en y faisant progresser leurs mres ; enfin, par un double miracle, les deux mres prophtisent sous l'inspiration de leurs enfants. L'enfant a exult, la mre fut remplie de l'Esprit Saint. La mre n'a pas t remplie de l'Esprit Saint avant son fils, mais lorsque le fils fut rempli de l'Esprit Saint, il en combla aussi sa mre. (Evangile de Luc, Visitation) - Rsum de cette exgse biblique : Dieu a fait l'homme crit saint Grgoire de Nysse de telle sorte qu'il soit apte au pouvoir royal sur la terre... L'homme a t cr l'image de Celui qui gouverne l'univers. Tout manifeste que, depuis l'origine, sa nature est marque par la royaut... L'homme est aussi roi. Ainsi la nature humaine, cre pour dominer le monde, cause de sa ressemblance avec le Roi universel, a t faite comme une image vivante qui participe l'archtype par la dignit . 104-2 Exgse de lanimation immdiate - La conception : Job 3,3 ; Isaie 7,14 ; Ex 22,2 ; voir Zacharie 12,1 (Dieu a form lesprit de lhomme du dedans de lui) ; Luc 1,36 (Ta parente a conu un fils en sa vieillesse il y a six mois). - Devenir substantiel : Psaume 139:15-16 (Mon corps n'tait point cach devant toi, lorsque j'ai t fait dans un lieu secret, et ma substance dans les profondeurs de la terre (heb. thachthiy-yooth erets, lutrus fminin). Quand je n'tais qu'une masse informe, tes yeux me voyaient ; Et sur ton livre taient tous inscrits les jours qui m'taient destins, o les deux expressions Jai t fait et ma substance (upostasis) montrent celui qui parle comme un tout complet ds la conception. - Libert originelle : Ps. 51,5 (Dans le pch, ma mre ma conu ) - Formation spirituelle : Dt4,32 Dieu cre lhomme sur la terre dune extrmit du ciel lautre ; Dt 32, 6 : nest-Il pas ton Pre Crateur qui ta form et affermi, toi ? -Lhomme est capable de savoir do il vient et quand il a t cr : Sagesse 13, 1-2-3 ( vains par nature tous les hommes qui, en considrant les uvres, nont pas reconnu lArtisan Qu'ils sachent combien leur matre est suprieur, car cest la source mme de la beaut qui les a crs). - Origine et Fin : Siracide 17, 1-2 : Il a cr lhomme et la tourn vers lui. - Origine la Signification sponsale du corps : Mt 19, 4 : Arsen kai telu epoiesen autous : Masculin et Fminin il les cre (traduction analytique) ; Gen.1, 24 et 5, 1

10-4-3 Exgse du sacrilge dvastateur - Daniel 9 : Shiqoutsim Meshomem concerne le Saint des Saints du Temple. On ne peut pas exclure linterprtation applique la libralisation du clonage embryonnaire : - Hermneutique du Temple : Jsus parlait de son corps (Jean 2, 21) : un corps humain ; le Temple pour Jsus : la maison de mon Pre, lieu de la paternit de Dieu dans le corps humain assum par lIncarnation (Jean 2,16) ; notre corps est le temple de Dieu (I Cor 3, 16 : Ne savez-vous pas que vous tes le temple de Dieu, et que l'Esprit de Dieu habite en vous ? Si quelqu'un dtruit le temple de Dieu, Dieu le dtruira. ) - Mat 24,15 et Marc 13,14 ( Lorsque vous verrez l'abomination de la dsolation tablie dans le lieu o elle ne doit pas tre Que celui qui lit comprenne bien [quel lieu] ). - Le Crateur est notre Pre unique : Malachie 2, 2 : Si vous ne prenez pas cur de donner gloire mon Nom, jenverrai sur vous la maldiction et maudirai votre bndiction & 2,10 : Navons-nous pas tous un Pre unique, nestce pas le Dieu unique qui nous a crs ? -Jean 7, 24 : Ne jugez pas selon ce qui est apparent mais ce qui est selon la Justice (cd lajustement parfait la prsence vivante, paternelle et amoureuse de Dieu). - Le Sanctuaire de la Vie est rserv Dieu seul : 2 Chr 26,18 : Sors du Sanctuaire : tu commets un pch ! Et tous les textes dexgse associant Abomination (Shiqouts en hbreu) et Saint des Saint rserv Dieu seul. 10-5 (Approche vanglique : Le Christ, vivante mmoire de lHomme en Dieu et de Dieu en lHomme, icne du Saint des Saints dans le Corps de lhomme rserv Dieu seul, archtype de lenfant conu et port par Dieu exister en ce monde) - La lumire thologique sur lUnion hypostatique du Christ ne sera pas trangre une vision plus juste du compos humano-divin de chaque tre humain en son origine embryonnaire : ainsi Saint Jean Damascne a pu achever ses Dialectica par une mise en place purement philosophique et rsolument aristotlicienne du compos humain comme union hypostatique , conclusion qui stablit en point dorgue avec les positions dogmatiques et christologiques de Saint Cyrille dAlexandrie Saint Maxime le Confesseur (Origine de lme et animation du corps humain, Dominique Bertrand). Cest une des lectures de lEvangile de saint Jean lorsquil annonce : Le Verbe illumine tout homme dans linstant o il vient en ce monde Jn 1,9. -Par ailleurs, Rien de ce qui existe na t cr sans Lui Jn 1,3 : la vie que le Fils de Dieu est venu donner aux hommes ne se rduit pas la seule existence dans le temps : la vie qui depuis toujours est en lui nous a t

donne ; elle est constitutive de la Lumire des hommes (Jn 1,4) et consiste dans le fait d tre engendr par Dieu (image) pour participer la plnitude de son amour (ressemblance) - 11- Suite 11- Les Eglises dorient et doccident, approche thologique : 11-0 Dans TIMITIKON APHIEROMA IS TON MITROPOLITIN KAISSARIANIS GEORGION Archim. Nicolas HATZINICOLAOU et sign par l'actuel Archevque d'Athnes SB- CHRISTODOULOS pp.167-171. - L'enseignement patristique, lequel est toujours en parfaite harmonie avec les Saintes Ecritures, considre que l'homme existe ds l'instant de sa conception. Parmi les nombreux tmoignages le second Canon de Saint Basile le Grand, qui jouit d'une autorit cumnique ... De mme, les 3 me, 4me et 6me Conciles cumniques qui se sont penchs sur la naissance selon la chair du Seigneur et qui ont dogmatis sur Son existence anime ds l'instant de sa conception par l'opration du Saint Esprit dans le sein de la Vierge Marie . - Par consquent l'Eglise orthodoxe soutient que ds l'instant de sa conception l'homme existe en tant qu'entit qui mrite respect, protection et honneur. - En mme temps que la conception commence la vie et en mme temps que la conception aussi le corps reoit une me, il est anim. - C'est pour cela que lEglise honore comme ftes les conceptions de certaines personnalits marquantes telles que, par exemple, celles du vnrable Baptiste, de sainte Anne etc. - Les Saints Pres dveloppent le point de vue que l'embryon est vivant ds sa conception puisqu'il n'est pas possible que le corps reste sans me. Selon ce mme enseignement d'ailleurs, la conception de l'homme nest pas simplement l'uvre de la nature ni mme de la seule relation qui dcoule entre les poux ; elle est aussi luvre de la Divine Providence ... (Cf. Archimandrite Hirotheos Vlachos in ANATOLIKA, Vol. A , p.148). - Trs caractristique est ce sujet cette phrase de saint Jean Chrysostome : Le fait de donner naissance relve d'en-haut. Il procde de la providence de Dieu. Rien ne peut lui suppler : ni la nature de la femme, ni l'union des sexes, ni rien d'autre d'analogue . - Plus particulirement le Saint Synode de la Hirarchie de lEglise de Grce a pris position contre l'avortement (Lettres encycliques des 27-11-85 et 1-4-86) en se basant rigoureusement sur l'enseignement de l'Eglise, savoir que la vie commence ds la conception.

- Quoiquil en soit, la parole de l'Eglise, fonde sur la Rvlation divine, est suprieure la parole humaine, mme si elle se prsente sous le couvert de la science .... Et mme sur le plan de la science, lArchim. Nicolas HATZINICOLAOU rappelle que les nouvelles donnes scientifiques insistent sur le fait que la vie humaine commence ds lors que la cellule embryonnaire se met se multiplier 11-1 Lanthropologie orthodoxe et sa comprhension de la valeur ternelle de la personne humaine, clart et convergence de lanalyse orthodoxe dnonant la sorcellerie du clonage : voir P. B. Bobrinskoy, 4 me Colloque orthodoxe de biothique Paris, & P. J. Breck, in Sop 267,28 ; 193,33 ; 222,B : Selon la formule du mtropolite Joseph, lEglise est lendroit o ltre humain retrouve vritablement ses racines divines : limage de Dieu en lui-mme ; dans la socit moderne quand on commence se mettre la place de Dieu, on commence aussi dtruire la cration de Dieu qui est ltre humain mme, crer des monstres comme on peut le faire avec les manipulations gntiques. Cette maladie peut tre gurie par une glise saine, une glise qui ne trahit pas sa vocation dveiller la prsence de Dieu et tre transparente cette prsence de Dieu (Feuillet St Jean Cassien, 86). Cest la communion avec la Vie divine qui donne lhomme, cest--dire sa capacit humaine authentique, son fondement indispensable et son statut dimage ; la dification de lhomme doit tre reue pleinement dans sa dimension entitative et corporelle, pour que la ressemblance ne lui fasse pas ngliger lunion, en Christ, aux nergies divines qui donnent lexistence lhomme et toutes choses dans la cration : Limage de Dieu en lhomme est identifie par bien des thologiens orthodoxes (Yannaras, Zizioulas, Nissiotis, Nellas) avec la personnalit humaine : la capacit divinement actue par Dieu de relation avec Dieu, avec soi- mme et avec les autres, exerce dans la libert et dans lamour La crature humaine selon St Basile est un animal qui a reu lordre de devenir Dieu (St Greg.de Naz. In oratio,43) En Christ, nous avons la possibilit de progresser de gloire en gloire 2Cor 3,18 vers cette pleine et parfaite communion avec la Vie divine, qui donne lhumanit, autrement dit la personnalit authentique, son fondement indispensable. (SOP, 247,28 & 31) 11-2 Tmoignage de rflexion thologique selon la tradition de l'Eglise Orthodoxe, par Monseigneur Stephanos Mtropolite de Tallinn et de toute l'Estonie : Notre Eglise Orthodoxe n'est jamais reste indiffrente au problme de l'embryon humain. Les Pres de l'Eglise, notre Droit Canon et aussi diverses positions thologiques prises l'occasion de rencontres entre nos Eglises nous

proposent de nombreuses orientations susceptibles de nous clairer sur la nature et les droits de l'embryon humain. Essayons donc de les aborder brivement et de faon trs large. 1.- L'embryon est beaucoup plus que ce qu'il semble tre au premier abord car, en tant que tel, il est dj un tre humain ... Les divers canons de l'Eglise, notamment en matire d'avortement, ne disent rien d'autre que cela derrire la rigueur des dispositions souvent trs svres quil prvoit (Cf. e.a. canons 91 du Concile in Trullo, canons 2 et 8 de St Basile, canons 21 et 22 de Jean le Jeneur, canon 21 du Concile d'Ancyre et aussi le Pydalion). 2.- De ce fait, l'embryon est une personne jouissant d'une identit. L'Eglise considre avec respect toute l'histoire de la personne humaine ds l'instant de sa fcondation jusqu'au moment o elle achvera sa course dans ce monde pour entrer dans l'ternit La morale chrtienne claire, de faon particulire, la valeur intrieure de chaque personne humaine : La personne humaine est sur terre un tre chaque fois unique et inestimable et ce parce que l'homme est l'image de Dieu ; image honore par l'Incarnation du Dieu-Homme, Jsus-Christ. Pour cette raison la vie de l'homme est un bien inviolable et en tous points digne de respect. Le droit la vie prvaut sur toute autre considration. Parce qu'il possde, et non pas seulement en apparence, tout ce qui est de l'homme dans toute son intgrit, ... toute intervention sur lui, sous prtexte qu'il ne vit pas encore ou quil nest pas encore suffisamment constitu en corps humain ou quil nest pas encore indpendant du corps maternel, est du point de vue moral irrecevable Nous ne nous lasserons pas ici de rpter que chaque tre humain est unique et que sa diffrenciation des autres hommes commence ds le moment de sa conception, qui est cet instant o la personne humaine acquiert sa ralit, son identit propre est tout son dynamisme propre, indpendamment des changements qui peuvent survenir par la suite. C'est cela qui fait en premier de l'embryon une personne avec sa conscience propre et sa volont propre Dans de nombreux pays il existe maintenant des comits d'thique L'thique se situe au-del des rgles et des codes. Elle est une attitude de vie, une manire d'tre et en fin de compte, un critre pour un juste positionnement en face des problmes du quotidien. L'Evangile est en mesure de mettre la disposition de tout un chacun de tels critres, la fois authentiques et objectifs. Aussi, si quelqu'un veut pratiquer la morale dans une perspective chrtienne, il lui suffit de laisser l'Evangile le saisir au plus profond de lui-mme travers sa raison, son vouloir, sa comprhension et ses dmarches. Dans de telles conditions la science devient sagesse, crativit, don, bnfaction puisque l'thique rejoint la conscience de chacun. Dans ce domaine, le rle de l'Eglise consiste surtout proposer sa contribution sans rien imposer du tout, pour mieux

permettre au monde de la mdecine et de la science de rsoudre, de la manire la plus authentique, les problmes pratiques qui relvent de l'thique et de la dontologie. 3.- Pour l'Orthodoxie la vision de l'homme, de la vie et du monde est forcment thocentrique : Chaque homme n'est pas seulement un tre logique phmre mais essentiellement il est compris comme une icne immortelle de Dieu : tout ce qui a trait sa condition naturelle est infrieur ce qui est en lien troit avec son existence divine. Le don de la vie biologique est sans comparaison, non pas parce qu'il s'inscrit dans la continuit du naturel, mais parce qu'il rejoint l'tre spirituel : le commencement de la vie concide avec le commencement de l'me ; l'volution du premier dtermine la situation du second. L'embryon est donc aussi une me vivante. Et l'me est cet lment de l'homme qui lui permet d'opter pour la sanctification ou le pch, pour le refus de Dieu ou la reconnaissance de sa manifestation parmi les hommes. En d'autres termes, il est en mesure de se contenter de son tat naturel ou au contraire d'atteindre par grce une physionomie divine du fait que l'me continue vivre aprs la mort malgr les lois naturelles et que librement elle peut se laisser fconder par les nergies de la grce divine pour que l'homme soit difi de par sa communion avec la nature divine. A cause de cela la vie biologique sur terre revt une valeur incomparable car elle n'est pas un simple don de Dieu, mais elle se prsente comme une occasion unique, celle de la participation de l'homme cr aux nergies incres de Dieu la divinit mme de Jsus-Christ par le baptme. Le corps devient alors temple de l'me et la vie sur terre vase mystique de la vie du monde venir. Par consquent, dbut de vie signifie en mme temps dbut de l'me : l'instant de notre naissance a plus de poids que celui de notre mort parce que la naissance est commencement d'ternit alors que la mort n'est que l'achvement du provisoire. Cela rejoint le point de vue des Cappadociens de refuser de circonscrire la nature incorporelle en des limites spatiales : pour Basile de Csare, c'est par la raison que l'homme est l'image du Crateur et non par sa forme corporelle et c'est pourquoi l'image n'tant vraiment image que dans la mesure o elle possde tous les attributs de son modle , elle ne peut tre enferme dans des dlimitations spatiales puisque l'homme est cr l'image mme de Dieu (cf. Homlies sur l'Hexaemeron ; sur l'origine de l'homme et dans les Grandes Rgles). Quant Grgoire de Nysse (cf. La cration de l'homme) il soutient que : l'esprit... s'approchant de notre nature de telle sorte qu'il se joint elle, (il) est la fois en elle et autour d'elle, sans pourtant y avoir son sige ni l'enfermer en lui .

C'est ainsi que l'homme est vritablement un dans la composition d'me et de corps. La question de l'animation de l'embryon, crit le Dr Eric BARTHELME, apporte une confirmation dcisive la perspective religieuse des Cappadociens sur l'homme comme crature, car il permet en effet de concilier l'ide d'une nature humaine duelle et le mystre de la priorit et de la postriorit du spirituel sur le physique dans une conception selon laquelle le commencement de l'existence est unique et le mme pour l'me et le corps . St Grgoire de Nysse aura ainsi recours l'image biblique des tuniques de peau (Gn. 2, 21) pour dsigner ce qui, son sens, est rajout cette image cre selon celle de Dieu (Gn. 1, 27) et le dgrade, savoir la vie biologique et instinctive que l'homme partage avec les animaux depuis la chute (Sur la Virginit, PG 46/12, 373;376A). Ne voir que la tunique sans discerner ce quelle recouvre relve de laveuglement du pch. Ainsi l'homme est dot d'une structure ontologique trs particulire puisqu'il conjugue en lui le monde de la matire et celui de l'esprit. Par nature il est constitu d'une me et d'un corps depuis son commencement jusqu' sa mort. Ainsi, dit encore Grgoire de Nysse : On ne doit pas placer la cration de l'un de ses composants avant celle de l'autre : ni la cration de l'me avant celle du corps, ni l'inverse ; car alors l'homme serait mis en conflit avec lui-mme si on le divisait par une distinction temporelle (in La cration de l'homme). Par consquent nous pouvons affirmer ici que l'embryon est anim ds sa conception biologique. Cette question du statut anthropologique a t particulirement claire chez saint Maxime le Confesseur par la Christologie : Pour lui, la perfection de l'Incarnation impose que le Christ soit pleinement homme et pleinement Dieu ds le moment de sa conception. Or, le Christ rvle aussi ce qu'est l'humanit de l'homme, Par consquent, l'homme est constitu, selon Maxime le Confesseur, d'un corps et d'une me ds sa conception biologique (Ph. CASPAR, l'embryon humain chez les Pres de l'Eglise). Compte tenu de ce qui vient d'tre dit, si dj le fait de cloner un vgtal ou un animal relve d'une rflexion dj complexe du fait que le clonage, d'une manire ou d'une autre, dtruit la spcificit des cratures, combien le clonage humain n'est il pas inadmissible et scandaleux, mme titre d'hypothse ou de simple utopie de savant. Pour le Dr Claude HIFFLER, cela relve d'une diabolisation de la science . Car, ajoute-t-il encore, toutes les cratures ont droit au respect de leur diffrence et de leur existence. L'homme en particulier, parce qu'il est une personnalit irrductible, dessein divino-humain, doit toujours se rappeler qu'il est " l'image et la ressemblance de Dieu ", il ne doit jamais oublier qu'il est le jardinier et le gardien de la Cration (Gn 2,15). Nos rapports avec notre propre corps et celui des autres exigent une vision sacramentelle d'amour et de respect, prcisment parce que nous

sommes par notre corps le Temple du Saint Esprit. Selon l'Eglise Orthodoxe le mariage remplit une double fonction : il vise l'union de deux tres, qui sont l'homme et la femme, et au fruit de cette union qui est la procration, afin que soit aussi perptu le genre humain .m Le lien entre ces deux fonctions est indissoluble. L'union charnelle prsuppose l'union des mes ; la premire est la consquence de la seconde. Aussi la procration apparat ici comme un acte responsable par rapport cette relation complexe qui nat du mariage. L'Eglise, pour sa part, ne voit pas cette relation comme une concurrence entre le corps et l'me : ces deux lments qui fondent la personne humaine ne diffrent pas l'un de l'autre et ne se battent pas l'un contre l'autre. Dans le mariage les deux poux expriment fondamentalement leur unit spirituelle en utilisant pour ce faire le langage de leur corps. Et l'enfant qui va natre de cette union ne sera que le fruit de ce don rciproque que se font les parents entre eux. Seul donc lhomme et la femme en communion possde le droit de devenir parents et seulement l'un travers l'autre. Il est important de rappeler cette vidence parce que de nos jours, il y en a la ncessit du fait que : 1. Les progrs immenses de la mdecine la rendent aussi plus dangereuse. 2. L'Etat, en lgifrant de plus en plus dans le domaine de la sant, ne peut faire abstraction de la vie des individus et cela risque de crer des tensions entre les intrts d'ordre social et la libert des personnes. 3. De nombreuses questions se posent quant la provenance et l'utilisation des fonds allous la sant. 4. Et enfin parce que les citoyens possdent plus de connaissances que par le pass en matire de sant. A une poque o l'on fait tant de place aux Droits de l'Homme, les scientifiques chrtiens se doivent de rflchir l'actualisation du thme de l'homme image de Dieu pour proposer un nouvel espace thique indispensable capable de s'ouvrir dans une vision de transfiguration et non pas de dfiguration de l'homme et du cosmos. On peut tenter de dgager au moins trois droits lembryon : 1. Le premier est celui de son identit. Il lui revient de montrer son identit et sa personnalit. C'est lui de nous dire qui il est et ce quil est et non pas nous. De nous faire savoir s'il est ou non un homme parfait et de nous rvler ce qui le caractrise sur le plan physique et psychique qui le diffrencie des autres humains 2. Le second droit est celui de la vie. Sa finalit devenir un homme en plnitude doit seulement tre tourne vers la vie et jamais vers l'exprimentation vers leur destruction, ou vers leur mise " en veilleuse " par conglation. Il est affligeant de savoir que, pour des centaines de milliers d'embryons, on transforme leur formidable capacit de vie en perspective de mort ou d'exprience scientifique.

3. Le troisime droit qui lui choit tout naturellement est celui de l'ternit. L'embryon possde une me immortelle. Le don qui lui est fait de passer travers la matrice de la vie biologique la vie de l'ternit rejoint ce mme droit que lui offre Dieu d'tre fcond et de se multiplier. PROTECTION ET RESPECT DE L'EMBRYON : La vie dpendante que mne l'embryon dans le ventre de sa mre est bien plus sacre que celle dj plus autonome d'un tout petit enfant. La destruction d'un embryon est un refus de Dieu, un refus de lui permettre de se manifester dans le monde parce que la conception biologique d'un homme dans le sein maternel concide avec sa conception spirituelle dans la pense de Dieu. Celui qui fait obstacle la premire bloque la seconde toute perspective d'ternit. Peut-tre que cela ne convient pas nos socits modernes. Elles voudraient bien que l'homme soit dpourvu d'me et d'esprit. Il suffit pour cela de se tourner vers toutes ces thories de l'volution, lesquelles sont des tentatives, non pas de prouver (cela n'est pas possible) mais de se convaincre que notre origine est naturellement animale. Le regard de l'Eglise est tout autre : L'ternit commence avec la conception et le potentiel que contient chaque embryon ne relve pas du domaine de l'abstrait mais annonce dj le dsir eschatologique qui est le propre de la nature humaine. Dposons maintenant tous les soucis du monde, chantons-nous au moment de l'hymne des Chrubins lors de la Divine Liturgie, pour recevoir le Roi de toutes choses . C'est dans cette perspective quil nous faut situer l'embryon : pour lui, comme pour chacun d'entre nous, il y a eu synergie entre Dieu et le dsir des parents. Une synergie ou en toute humilit est venue s'ajouter un peu de science de notre science. Maintenant que ce " peu de science " de notre science a tendance vouloir devenir plus important : O se situe la vritable frontire entre la capacit de la science de mieux manifester le mystre de l'union de la vie naturelle avec l'me, de la beaut du prsent avec la splendeur de l'ternit et cette autre capacit qui peut aussi tre la sienne, de mettre un terme brutal la libre spiritualit de l'homme ? BIBLIOGRAPHIE : 1. Rfrences patristiques : - pour St Basile et Grgoire de Nysse cf. Encyclopedia Universalis 3, pp29-30 et 8, ppl415. - Pour St Maxime le Confesseur, cf. l'article de M-H- CONGOURDEAU in "la politique et la mystique" Paris. Critrion 1984 ; "Maxime le Confesseur et l'humanit de l'embryon" et in "Nouvelle revue thologique" t-III, 1989, pp.693-709 " l'animation de l'embryon chez Maxime le Confesseur ". 2. Articles en langue franaise : - Revue "connaissance des Pres de l'Eglise" N52/dcembre 1993, sous la rubrique

"sant et maladie chez les Pres" a) Dr Eric BARTHELME : "quelques aspects de la conception du corps chez Basile de Csare et Grgoire de Nysse " pp, l2-13 b) Dr Philippe CASPAR : "Comment les Pres de l'Eglise envisagent le statut de l'embryon humain" pp, l7-18. - Revue "SYNAXE" N 41 juillet-sept- 1997) : "Biothique : clonage et transgnisme" par le Dr Claude HIFFLER pp.4-5. 3. Articles en langue grecque : a) Archim. Nicolas HATZINICOLAOU : " Application de la technologie exprimentale sur des embryons humains " in TIMITIKON APHIEROMA IS TON MITROPOLITIN KAISSARIANIS GEORGION -Athnes 1996 PP.349-367. b) Mtropolite de Dmtriados CHRISTODOULOS : Ethique de la dontologie mdicale in Tribune Mdicale (IATRIKO VIMA), fv.1990, pp.37-41 et loc. cit. mai 1989 : conception technique et thique chrtienne pp. 47-48. 11-3 La rflexion thologique catholique 11-3-1a (Renouveau doctrinal par la doctrine et la thologie de lImmacule Conception, par la doctrine de lIncarnation, par la doctrine de la conception et de la grce : J. Seifert, What is life, Rodopi 1997) 11-3-1b Les principes toujours actuels de lanalyse de St Thomas dA. : Nous pouvons souligner avec Philippe Caspar que "la thorie chromosomique moderne, en dcrivant la prsence en acte de toute l'information individuelle et spcifique dans un zygote, a compltement ruin ce lien entre l'individuation et l'apparition d'une corporit morphologique et macroscopique.""Le postulat de Thomas d'Aquin de nonstructuration de l'tre au dbut de son dveloppement ontognique fut donc progressivement dmantel par la biologie moderne." Les scolastiques se sont poss tort comme des partisans de l'information mdiate en reposant leur affirmation sur une difficult exgtique. Ils identifirent implicitement le terme aristotlicien de (corps) organis (corps en) prsence d'organes puis dorganes macroscopiques, morphologiquement reprables, identifiables et fonctionnels. Cette double identification se comprenait du temps des Grecs et au Moyen-Age o l'on ignorait tout de l'organisation microscopique et molculaire de la matire vivante. Nous devons absolument rviser ce point de vue depuis que nous avons appris l'extraordinaire complexit et la stupfiante coordination des activits physiologiques au sein de la cellule fconde. 11-3-2 (sensus fidi) Allusion au sondage du sensus fidei : les fidles ont t interrogs (la vrit des chiffres extraits selon les critres rigoureux tablis par l'Eglise pour retenir une expression valide du sensus fidei : Conduit par l'Institut Nazareth sous le contrle de la Maison Pontificale, il y avait deux sources de recueil : le sondage au sortir des messes paroissiales et internet. Parmi les rpondeurs "pratiquants", ceux qui professaient leur foi en l'animation immdiate se rpartissent en : 89,6% sur le net, et 67% en paroisse. Si 75% donnaient une rponse expresse et trs

prcise c'est bien l'immense et crasante majorit qui cartaient le sentiment d'une cration tardive de l'me dans le processus embryonnaire (97% si pour ceux dont la rponse tait plutt en faveur de lanimation immdiate, bien quexprime moins expressment et prcisment), la marge de ces hsitations montrant le nombre de ceux qui ne savaient trop comment exprimer cette conviction ngative") (sensus ecclesiae) Tmoignage piscopal en France : On ne peut plus clairement tracer la ligne de partage entre ceux qui croient au ciel et ceux qui ny croient pas, entre ceux pour qui tout est grce et don de Dieu et ceux pour qui tout est matire et nergie soumises aux lois du hasard et de la ncessit. LAssemble Nationale a adopt ... un projet de loi biothique qui entrouvre la voie au clonage. Ce vote a soulev, parmi les chrtiens les plus conscients des enjeux et des consquences dun tel projet, une vague de stupeur et dindignation. Stupeur devant linconscience ou la dsinvolture de la grande majorit de ceux qui sont censs avoir pour mission de protger les biens les plus prcieux de chacun des membres dune socit authentiquement humaine : la Vie et la Dignit Des voix minentes de biologistes et de philosophes, de mdecins et de psychanalystes, de thologiens et de juristes se sont leves pour dnoncer cette aberration Nous savons dsormais que chacun de nous a commenc dexister en une unique et merveilleuse cellule, riche de lintgralit dun patrimoine gntique unique et irremplaable. Cette premire forme de notre tre a quelque chose dextraordinaire. cest avec elle quun nouvel tre est donn et que tout commence. Tout est donn et tout commence, mais dans une impressionnante fragilit. En sa cellule initiale, lembryon est la fois si extraordinaire et si prodigieusement diffrent de nous que la question quil nous pose est dune absolue radicalit : pour toi, suis-je quelquun ou quelque chose ? (Mgr A. Fort, Peuple de Dieu, mai 2002)) 11-3-3 (Autorit de lenseignement apostolique : clart et convergence de la position catholique : enseignement du Magistre ordinaire) - Dives in Misericordia, 7 : Dieu, tel que le Christ la rvl, nest pas seulement en rapport avec le monde en tant que Crateur et source ultime de lexistence, Il est aussi Pre : Il est uni lhomme, quil a appel lexistence dans le monde visible, par un lien encore plus profond que celui de la cration. Cest lamour qui non seulement cre le bien, mais fait participer la vie mme de Dieu Pre, Fils et Esprit Saint ... - Bx Jean XXIII, Mater et Magistra,III : la vie humaine est sacre puisque ds son origine elle requiert laction cratrice de Dieu. - Dfinition sur lavortement EV. 58 : Aucune parole ne russit changer la ralit des choses : l'avortement provoqu est le meurtre dlibr et direct, quelle que soit la faon dont il est effectu, d'un tre humain dans la phase initiale de

son existence, situe entre la conception et la naissance : tout avortement ds l'instant premier de la conception est dclar comme un 'intrinsece malum' dans une formulation quasi-dogmatique d'un passage revtu de l'autorit infaillible (ibid. 62) ; il prouve que la doctrine morale de l'Eglise requiert dsormais d'admettre l'existence personnelle de chaque tre humain ds l'instant de la conception : Avec l'autorit confre par le Christ Pierre et ses successeurs, en communion avec les Evques qui ont condamn l'avortement diffrentes reprises et qui, en rponse la consultation prcdemment mentionne, mme disperss dans le monde, ont exprim unanimement leur accord avec cette doctrine , je dclare que l'avortement direct, c'est--dire voulu comme fin ou comme moyen, constitue toujours un dsordre moral grave, en tant que meurtre dlibr d'un tre humain innocent. - (Congregatio pro doctrina fidei 24/4/97) : Afin de mieux prciser aux fidles ce que lEglise enseigne propos de linstant de lintervention de lacte crateur de Dieu quant l me spirituelle et son infusion dans lembryon humain il est peut-tre bon de rappeler ce qui est dj dfini propos de l me humaine : - lme de l tre humain est spirituelle (Vat.II, Gaudium et Spes, 14) ; cre immdiatement par Dieu (Pie XII, H.G. AAS 42 [1950] ; principe vital de lhomme (Pie IX, Dolore haud mediocri, DS 2833) et forme du corps humain (Conc. de Vienne, Fidei catholicae, DS 902) - Elle chappe toute mesure exprimentale (Ev. Vitae, 58) et son existence ne peut donc tre confirme ni infirme par les sciences positives. A partir de l, et lintrieur de ces limites, de justes dductions philosophiques et thologiques sont permises. En particulier, si lme est le principe vital et la forme dun corps dont la science rvle lhumanit et lexistence individuelle ds le premier instant, on ne voit pas comment ce corps pourrait subsister, et encore moins se dvelopper, sans une me humaine (Rponse la lettre des vques de Provence en visite ad limina du 26/2/97). 11-4 L'instant de l'animation immdiate : Rompre le silence sur l'expressive affirmation de Jean Paul II donne devant l'Acadmie Pontificale pour la vie le 24 fvrier 1998 : Lme spirituelle, cre par Dieu, anime et vivifie le gnome de lhomme : -Homlie de Benoit XVI la fte de la T. Ste Trinit 2010 : rappelant que l'ide d'animation immdiate est associe l'apparition du gnome : Ltre humain porte dans son gnome lempreinte de la Trinit : Reprenant une analogie suggre par la biologie, nous pourrions dire que ltre humain porte dans son propre 'gnome' lempreinte profonde de la Trinit, de Dieu-Amour . -Homlie du Premier samedi de l'Avent 2011 : Par son incarnation, le Fils de Dieu s'est en quelque sorte uni lui-mme tout homme (Gaudium et Spes, 22). ... Il y a des tendances culturelles qui cherchent anesthsier les consciences avec des motivations prtendues, en ce qui concerne l'embryon dans le sein maternel ; la science elle-mme met en vidence son autonomie capable d'interagir avec sa mre, la coordination des processus biologiques, la continuit du

dveloppement, la complexit croissante de l'organisme. Il ne s'agit pas d'une accumulation de matriel biologique, mais d'un nouvel tre vivant, dynamique et merveilleusement ordonn, d'un nouvel individu de l'espce humaine. Il en a t ainsi pour Jsus dans le sein de Marie ; il en a t ainsi pour chacun de nous dans le sein de notre mre. Nous pouvons affirmer, avec l'antique auteur chrtien Tertullien : Il est dj un homme, celui qui le sera (Apologtique, IX, 8). Il n'y a aucune raison de ne pas le considrer comme une personne ds sa conception. - Benot XVI vendredi 13 mai 2011 (30me anniversaire de la fondation de l'Institut pontifical Jean-Paul II pour les tudes sur le mariage et la famille) : Dans la cration de l'homme, le corps nous parle d'une origine que nous n'avons pas confre nous-mmes. C'est toi... qui m'as tiss au ventre de ma mre dit le Psalmiste au Seigneur (Ps 139, 13). Nous pouvons affirmer que le corps, en nous rvlant l'Origine, porte en lui une signification filiale, car il nous rappelle notre engendrement, qui puise au Dieu Crateur travers nos parents qui nous ont transmis la vie. Ce n'est que lorsqu'il reconnat l'Amour originel qui lui a donn la vie que l'homme peut s'accepter, qu'il peut se rconcilier avec la nature et avec le monde. 11-5 Catchisme de lEglise catholique : - Sur lImage de Dieu, trace de la Memoria Dei : ce qu'est le gnome originel vivifi de l'me spirituelle : germe dternit , possession de soi , base de lalliance en lhomme avec le Crateur , lieu o Il lui offre toute la cration , fond de l tre ou cur profond , participation la lumire et la force de lEsprit divin , ordination Dieu ds la conception et destination la vie ternelle , force de croissance et de maturation , racine de la raison et de la volont , mmoire du Nom de Dieu : Cec 33, 299, 330, 357-8, 368, 1704-5, 1731, 2143, 2697. - Pre Gardeil, o.p. : Si cette mmoire vient sactualiser dans un verbe et dans lamour qui en drive, elle ressemblera au Pre qui de son Sein engendre le Verbe, do procde lEsprit Saint... - Et sur la cration de l'me par Dieu ds la conception (Cec 1711, 2270) 12- Application la question urgente pose par la perspective angoissante de la production dembryons humains par mthode de clonage : forme vidente dAbomination contre Ce quil y a de plus sacr dans le monde. But principal du document : construire une Arche dAlliance devant le Dluge de dsolation qui se prpare cause des projets de lgalisation du clonage, runir la

famille humaine internationale et religieuse se solidarisant par Amour la prsence du Crateur dans le Saint des Saints du Corps de lhomme o il se manifeste comme Pre : la premire cellule. 12- Application la question immdiate du clonage humain, abomination, agression contre le Crateur : Le clonage comme constitution de nouveaux embryons pour les besoins de la science ou de la mdecine, en effet, ne pose pas avant tout "quelques problmes thiques", il pose surtout un problme limite d'Abomination contre le Crateur. Du point de vue thologique, mtaphysique, eschatologique, nous pouvons tous considrer que nous sommes en danger de voir toute l'humanit tomber dans un gouffre sans fond. Pourquoi ? Mais parce que c'est Dieu qui est bien l, prsent actuellement dans cette premire cellule totipotente donnant l'me spirituelle l'enfant dans le " Saint des Saints " rserv Dieu seul et Sa prsence personnelle cratrice, vivifiante et paternelle l'instant mme o Il ralise le terme de sa relation de Crateur crature en notre monde. Les reprsentants du monde religieux peuvent donc confirmer avec nous que nous sommes ici trs au-del d'une problmatique d'ordre thique et que par voie de consquence le clonage humain fin thrapeutique ou scientifique est de mme gravit que le clonage dit reproductif : il y a toujours directement agresse, transgresse, abomine, sans aucun intermdiaire, la Vivante Prsence Cratrice, Personnelle, et Sacre de Dieu notre Pre dans l'instant et le lieu de la gense humaine o Il se rend actuellement et pour ainsi dire physiquement prsent, instant et lieu rservs Lui Seul d'aprs l'Ecriture. 12-1-1 Rappel de l'Instruction Dignitatis Personnae : (.) Il convient de relever que, dans la tentative de crer un nouveau type dhomme, se manifeste une dimension idologique selon laquelle lhomme prtend se substituer au Crateur (n. 27). 12-1-2 Autre principe conjoint qui condamne le clonage humain : Chacun dentre nous rencontre dans lautre un tre humain qui doit son existence et ses caractristiques propres lamour de Dieu, dont seul lamour entre les poux constitue une mdiation conforme au dessein du Crateur et Pre cleste (n. 29). 12-1-3 Compendium de la Doctrine sociale de l'Eglise , 237 : En tant que ministres de la vie, les parents ne doivent

donc jamais oublier que la dimension spirituelle de la procration mrite une considration suprieure celle rserve tout autre aspect : La paternit et la maternit reprsentent une tche de nature non seulement physique mais spirituelle ; car la gnalogie de la personne, qui a son commencement ternel en Dieu et qui doit conduire lui, passe par elles. (Jean-Paul II, Lettre aux familles Gratissimam sane, 10 (1994) 881) 12-2 Encyclique caritas in veritate, Benoit XVI, la racine de la vie : La personne humaine est une unit d'me et de corps , ne de l'amour crateur de Dieu et destine vivre ternellement. L'tre humain se dveloppe quand il grandit dans l'esprit, quand son me se connat elle-mme et connat les vrits que Dieu y a imprimes en germe, quand il dialogue avec lui-mme et avec son Crateur. Ainsi ... la recherche sur les embryons, la possibilit du clonage et de lhybridation humaine apparaissent et sont promues dans la culture contemporaine du dsenchantement total qui croit avoir dissip tous les mystres, parce quon est dsormais parvenu la racine de la vie. Cest ici que labsolutisme de la technique trouve son expression la plus grande. Dans ce genre de culture, la conscience nest appele prendre acte que dune pure possibilit technique. On ne peut minimiser alors les scnarios inquitants pour lavenir de lhomme ni la puissance des nouveaux instruments dont dispose la culture de mort . la plaie tragique et profonde de lavortement, pourrait sajouter lavenir, et cest dj subrepticement in nuce (en germe), une planification eugnique systmatique des naissances. 12-3 A l'Assemble des chrtiens europens, l'intervention du Cardinal Bertone (15 juin 2007) suggre de crer dans chaque diocse une structure pour le respect de la vie , de manire propager une rsistance active au gnocide programm de l'embryon dans la phase de la primplantation, antichambre du clonage humain . 12-4 La biothique dans nos socits occidentales sest dtach de la morale chrtienne qui est par essence transcendantale... Lhomme a acquis ou pense avoir acquis une autonomie qui lui permet dexprimer sa puissance et de simmiscer dans les domaines de la cration de la vie (...) Lhomme cherche quitter le statut de co-oprateur et de co-gestionnaire que lui a confi Dieu en le chargeant de protger la terre et les vivants : il veut devenir co-crateur , voire crateur sil recourt certaines manipulations gntiques pour faonner un homme nouveau ou peut-tre pour crer une copie dhomme par le clonage. (Colin, I. Biothique, Socit et Christianisme : conflit de fondements ? du 8 avril 2009) 12-5-1 Une nouvelle re de la Foi doit jaillir de notre terre. La preuve rtablie que c'est Dieu qui cre le monde et l'homme. L'Eglise et la jeunesse du monde doivent proclamer la guerre une Culture de mort qui se sert d'une science spare de toute Vrit : en cette science de Mort, les hommes ne peuvent plus croire. Les multitudes humaines

prouvent irrsistiblement par la force du bon sens et de la fidlit de la Grce qu'elle ne peuvent que se tourner de nouveau vers le Christ. La Puissance des enfants de Dieu rpandus sur la terre, dans leur unit messianique avec l'Eglise, par un sursaut d'Unit vivante avec son Crateur et Pre, sera plus grande que jamais. La raison pour beaucoup d'hommes de se dtourner de scientifiques qui risquent de faire abomination se justifie largement de l'attitude hautaine de soi-disant chercheurs et docteurs travaillant, par exemple, la ralisation d'une crature issue d'un croisement entre l'homme et l'animal. Les hommes ressentent tous au plus profond de leur cur que c'est l une chose injustifiable : le clonage humain les agresse la racine mme de Dieu. Si dans un premier temps, on n'aura pas pu discerner la lgalisation, la mise en uvre et la cration de ces monstruosits, cette apostasie de la nature et de la Paternit vivante du Crateur devra tre finalement chasse avec ses affids comme on chasse une horde de btes dangereuses. Comment l'homme inconscient, peut-il jouer imiter Dieu jusqu' vouloir Le dpasser ? Cette nouvelle "cration humaine" ne de la volont de l'homme, devient un dfi sans voile Sa Sainte Volont. 12-5-2 Lorsquelles sont dpourvues de tout critre moral, les recherches scientifiques touchant aux sources de la vie sont une ngation de ltre (discours Jean-Paul II du 13 janvier 2003). Le Dieu ternel, Matre de la Cration tout entire, visible et invisible, ne peut acquiescer cette dformation. Ses inventions-l sont si malfiques qu'elles font la condamnation d'une humanit qui choisirait de dformer la Cration la racine de la Prsence de Dieu mme. Dieu cra l'homme l'Image de Son Fils Bien-Aim, Vrai Dieu et Vrai Homme. 12-6-1 Atteinte au Crateur : la dimension idologique selon laquelle lhomme prtend se substituer Dieu-Crateur clabousse et blesse tout ce qui est essentiel la Dignit : Dignit de la personne, Dignit de la vie (Paul VI, Humanae Vitae, 1968) ; Dignit de l'enfant non encore n, Dignit des familles (Jean-Paul II, Evangelium Vitae, 1995) ; Dignit de la procration , Dignit de la vie humaine, Dignit de lunion conjugale, Dignit des poux, Dignit de lenfant, Dignit de son Origine, Dignit commune aux parents et aux enfants (CDF, Donum Vitae, 1987) ; Dignit de la personne, Dignit de signe sacramentel, Dignit des poux (CDF, Dclaration sur lavortement, 1974) ; Dignit de lespce humaine, Dignit de la vie humaine (APV, Rflexion sur le clonage, 1997) ; Dignit de la personne, Dignit de la famille, Dignit de lembryon humain, Dignit de la Vie, Dignit de lenfant, Dignit de la Procration, Dignit de la sexualit, Dignit de la recherche scientifique ( Vue du Saint-Sige sur le clonage humain . Annexe du Rapport du Groupe de travail des Nations Unies sur la Convention internationale contre le clonage d'tres humains des fins de reproduction, 3 oct. 2003) ; Dignit de la personne, Dignit de la procration, Dignit de la recherche scientifique (CPF, Cloning: the disappearance of direct

parenthood and denial of the family, 2003). 12-6-2 Acadmie Pontificale pour la Vie (Rflexions sur le clonage) : La proclamation de la mort de Dieu , dans le vain espoir d'un surhomme , comporte un rsultat vident : la mort de l'homme . En effet, on ne peut oublier que la ngation de l'tre humain en tant que crature, loin d'exalter la libert de l'homme, engendre de nouvelles formes d'esclavage, de nouvelles discriminations et de nouvelles et profondes souffrances. Le clonage risque d'tre la parodie tragique de la toute-puissance de Dieu. Il ne faut pas que l'homme, qui Dieu a confi la cration en lui donnant la libert et l'intelligence, ne voie les limites son action dictes seulement par leur impossibilit pratique : il doit savoir poser luimme ses limites en discernant le bien du mal. 12-6-3-1 Contre la dignit du savoir, l'Acadmie pontificale pour la Vie a affirm juste titre : L'tre humain, commencer par le gnome humain, possde une telle densit d'tre et de morale, qu'il ne peut pas tre dtach de Dieu, qui est la plnitude de l'Etre ! "Esse subsistens" : Dieu est l'Etre dans sa totalit et son absolu ; l'homme ne l'est que de manire limite. L'me spirituelle, aspect constitutif essentiel de chaque sujet appartenant l'espce humaine, qui est cre directement par Dieu, ne peut ni tre engendre par les parents, ni tre produite par la fcondation artificielle, ni tre clone . Contre ce dsastre de bouleversement bio-ontologique, il y a besoin de restituer la foi, intrinsquement lie la rvlation, la dignit du savoir : le savoir de la vrit ne peut pas tre dissoci du savoir de la foi. En d'autres termes, il n'est permis encore moins impos personne de perdre la raison pour acqurir la foi, mais pas plus de perdre la foi pour acqurir la raison. Foi et science, foi et raison, sont un binme trop important pour tre dissoci avec lgret. 12-6-3-2 Ce qui apparat le plus urgent aujourd'hui est de rtablir l'harmonie des exigences de la recherche scientifique avec les valeurs humaines imprescriptibles. Le scientifique ne peut considrer comme un affront le refus moral du clonage humain ; au contraire, cette interdiction limine la drive dmiurgique de la recherche en lui restituant sa dignit. La dignit de la recherche scientifique est d'tre l'un des moyens les plus perfectionns au service de l'humanit. (Acadmie Pontificale pour la Vie, Rflexions sur le clonage) 12-6-3-3 Les ides dpressives du monde contemporain (Conseil Pontifical pour la Pastorale de la Sant, 13 novembre 2003, Card. Paul Poupard) : Nous le constatons avec une profonde tristesse, aujourdhui un nombre non ngligeable de scientifiques entend intervenir sur la vie, au mpris de lordre fondamental inscrit dans la nature, tous les niveaux de ses diffrentes manifestations. Le but avou est de produire des tres humains par la technique du clonage. Ny a-til pas l lune des ides dpressives les plus effrayantes que lhumanit ait jamais pu imaginer ? La tentation dun surmoi absolu qui sexprimerait pour le scientifique dans sa capacit fabriquer ltre le plus parfait de lunivers, relve sans nul doute de lordre de la mta-tentation et ne peut, long terme, que plonger lhumanit elle-mme dans une

dpression terrifiante : la vie ne serait plus le fruit dun amour partag et dune libert responsable. Que deviendrait la libert de concevoir qui est souvent la seule vritable richesse des plus pauvres devant le travail de scientifiques proccups de fabriquer une race suprieure ? Il faudrait alors lgifrer, limiter, et par consquence attenter cette libert ? Plus que vers une impasse, cest au bord dun gouffre effrayant quune science dvoye risque dentraner lhumanit. 13- Supplication et hymne la Paternit de Dieu dans la communion des personnes 13-1 (Consquences, appel la conscience naturelle de chacun) Les reprsentants de Dieu ne doivent-ils pas sur un sujet si grave tre unanimes et vrais ? Et de dire hautement de quoi il retourne ? Sont-ils les reprsentants de la religion, de ce qui relie lhumanit sa transcendance intime et vivante que nous appelons Dieu ? La dignit humaine est certes quelque chose de sacr, mais Dieu, L'aimons-nous ? Et si nous ne parlons pas dune seule voix quand c'est Lui qui est directement abomin, sommes-nous encore dignes d'tre appels des adorateurs, des croyants, des religieux, des chrtiens ? La perspective du clonage ne doit-elle pas provoquer ce sursaut dhumanit qui portera le coup de grce tout ce qui pourrait aggraver les divisions religieuses de la terre et loccasion de rvler lunit profonde de la communaut ontologique et fraternelle de tous les enfants dun mme Pre ? 13-2 (Appel la gratitude, appel la communion des Personnes, appel lAdoration, appel la pnitence et la supplication 13-3 (Appel laccomplissement) (Berdiaef : La cration nest mtaphysiquement admissible que si elle a son accomplissement dans lternit et non dans le temps ). 13-4 Conscration de son alpha son omga la Sainte Famille glorieuse : LUnit sponsale glorifie de lHumanit parfaite et intgrale au cur de la Communion glorieuse et incre des Personnes Trinitaires. Hymne la Paternit de Dieu dans la Communion des Personnes en le Rgne de la Mre de Dieu et de la Vie

Recently Viewed Presentations

  • The Sociology of Information Infrastructure

    The Sociology of Information Infrastructure

    The Internet is best understood as a 'network of networks'. When it was first constructed messages went over phone lines. Now they can be sent by wireless, cable, satellite, DSL as well. There is not central designer - the core...
  • Des composés 2 - Le Site Web de Jeff O'Keefe

    Des composés 2 - Le Site Web de Jeff O'Keefe

    with Multivalent Metals. 1. Identify each ion and their respective charges. Tip - If you don't find the element on the Periodic Table check the list of polyatomic ions. 2. Write the name of the compound with the cation first....
  • GoldSim

    GoldSim

    Xin Cao. Hartford Steam Boiler (HSB) Vancouver Coastal Health. Newmont Mining Corporation - Denver. Brian Simpson. CGN. Gian Frontini, Massoud Aghamirian, Martina Kortisova, Scott Kennedy. Mitsubishi Materials Corporation. Toshio Takase. Radioactive Waste Repository Authority.
  • Who Are Your Customers? The Ark Segmentation David

    Who Are Your Customers? The Ark Segmentation David

    INTERESTS & ACTIVITIES Personal interests - Include attending sporting events, computer games and DIY. Days out and attractions - Discoverers are drawn towards attractions that are geared towards investigation and amusement. This could include attractions such as zoos, science museums...
  • My Brother Sam is Dead: Chapter 7 Vocabulary

    My Brother Sam is Dead: Chapter 7 Vocabulary

    My Brother Sam is Dead: Chapter 11 Discussion Questions What happens between Mother and Sam? Again, Tim grows up in a way-how?
  • Special -ius Adjectives

    Special -ius Adjectives

    Title: Special -ius Adjectives Last modified by: Irene Murphy Document presentation format: Custom Other titles: Gill Sans Light ヒラギノ角ゴ ProN W3 Arial Calibri MS Pゴシック Title & Subtitle - Photo Bullets Title & Bullets Photo - Vertical - Dark Title...
  • Dynamic Indeterminism in Science David R. Brillinger Statistics

    Dynamic Indeterminism in Science David R. Brillinger Statistics

    dr = μ(r)dt + σdB(t) μ smooth - geography Nonparametric fit Estimate of μ(r): velocity field Rocky Mountain elk (Cervus elaphus) Boundary (NZ fence) dr(t)= μ(r(t),t)dt + σ(r(t),dt)dB(t) +dA(r(t),t) A, support on boundary, keeps particle in What is the behavior...
  • Preparing for Inspection Seminar 2/3September 2008

    Preparing for Inspection Seminar 2/3September 2008

    Elaine 'to encourage the development of the personality, talents and mental and physical abilities of the young person to their fullest potential. Standards in Scotland's Schools etc Act 2000